L’ICCR approuve les décisions du Maire de New York sur la limitation de la consommation des boissons sucrées

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Dans le cadre de la lutte contre le surpoids et l’obésité, un fléau qui touche près de 60 % des adultes new-yorkais et 40 % des enfants, le Maire de New-York, Michael Bloomberg, publie une recommandation interdisant la vente de boissons sucrées.

Pour le Pr Jean-Pierre Després, directeur scientifique de la Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique (ICCR), « La surconsommation de boissons sucrées est maintenant identifiée comme un facteur de risque pour le développement de l’obésité, du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. À cet effet, la position du Maire Bloomberg montre bien à quel point ce marqueur d’une mauvaise qualité nutritionnelle suscite une réflexion sur les mesures à mettre en place afin de limiter cette surconsommation. »

Michael Bloomberg s’explique : "La consommation de boissons sucrées est un facteur clé de l'épidémie d'obésité aux Etats-Unis et à New York…Nous devons aider les gens à changer de vie avant qu'ils aient besoin d'être hospitalisés", a-t-il ajouté, rappelant que chaque année 5.800 New-Yorkais meurent parce qu'ils sont trop gros.

Le conseil de l'ICCR : changer de mode de vie !

Le Pr Jean-Pierre Després, Directeur scientifique ICCR : « À l’ICCR, nous nous réjouissons de l’attention portée à cette question qui suscite un débat. L’idée n’est évidemment pas de bannir les boissons sucrées mais d’en limiter la surconsommation, particulièrement chez les sujets sédentaires... et de pratiquer une activité physique régulière »

« Une bonne hydratation est un élément essentiel d’une saine alimentation. Ainsi, remplacer les boissons sucrées consommées en excès par de l’eau, s’avère une recommandation nutritionnelle simple, afin d’améliorer son mode de vie et sa santé….Particulièrement à l’approche de l’été. Seule l’eau, d’apport calorique neutre, permet une hydratation optimale, sans prise de poids ni effets secondaires !»

Depuis 2006, L'ICCR alerte le grand public et le monde médical...

Conformément aux constats de l’ICCR, aussi bien aux États-Unis qu'en France, l'évolution de la prévalence du surpoids et de l'obésité suit celle de la consommation de boissons sucrées. Les experts médicaux de l’ICCR mettent en évidence les effets néfastes sur la santé d'une consommation excessive de ces boissons :

  • Boissons sucrées et diabète de type 2 Une consommation importante de sucre conduit à une augmentation des triglycérides sanguins, à une diminution du HDL-cholestérol ainsi qu'à un épuisement des cellules pancréatiques sécrétant l'insuline. Des études épidémiologiques et cliniques (Nurse's Health Study II, Black Women's Health) donnent des résultats convergents. Elles mettent en évidence un risque de diabète supérieur chez les personnes consommant des boissons sucrées (au moins 1 et 2 consommations par jour respectivement) par rapport à celles qui n'en consomment pas.
  • Boissons sucrées, poids corporel et obésité Les études épidémiologiques ainsi que les études cliniques citées ci-dessus ont permis de mettre en évidence une corrélation positive entre la consommation de boissons sucrées et le surpoids. La substitution de boissons sucrées par des boissons non caloriques induisent une diminution significative de l'IMC (Indice de Masse Corporelle) chez des adolescents de 13-18 ans en surpoids...
  • Boissons sucrées et régulation des apports caloriques Lors d'un apport calorique excessif sous forme solide, l'organisme semble réguler ses apports énergétiques quotidiens. Cette compensation des apports tend à maintenir un poids corporel stable. Lors de l'ingestion d'une charge calorique sous forme liquide, les mécanismes de compensation des apports énergétiques seraient altérés. En effet, l'ingestion d'une charge calorique sous forme liquide n'entrainerait pas une réduction compensatoire des apports énergétiques comme lors de l'ingestion d'aliments solides.

Il a été démontré que la consommation de boissons sucrées favorise chacun de ces facteurs de risque et par conséquent le développement du syndrome métabolique. Il est important de mesurer le nombre de calories dans les boissons que nous consommons.

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Pour plus d’informations, le Professeur Després s’exprime dans le cadre du Congrès Européen sur l’Obésité où l’ICCR a présenté ses dernières études sur "obésité abdominale et les effets de la surconsommation de boissons sucrées", du 9 au 12 mai 2012 : www.dailymotion.com

L’ensemble de ces thèses sur l’Obésité abdominale et le risque cardiométabolique seront développées à l’occasion du 3ème Congrès International sur l’Obésité abdominale - Regard transdisciplinaire France-Québec- le 9 juillet prochain à Québec (Canada) en présence de nombreux experts tels que J.P. Després (Canada), A.Basdevant (France), J. Dallongeville (France) ou encore K. Clément (France).

Source : Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique (ICCR)

SOURCE : Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique

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