L'homme moderne et les aléas sanitaires du progrès

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Le physique de « l'homme moderne, plus grand, plus gras, plus âgé », évolue avec les modes de vie. L'espérance de vie affiche, maintenant, 77 ans pour les hommes, 84 ans pour les femmes. En Afrique, où sévit la malnutrition, 52 ans est la limite moyenne des longévités. Xavier Leverve (Inra) : « L'alimentation est le premier facteur explicatif de la hausse de la longévité, devant les progrès de la médecine ».

Or, l’alimentation est, en Occident, l’objet d’un paradoxe. Se nourrir coûte de moins en moins cher, les maladies relatives à la malnutrition, comme le scorbut, n’y sont plus que de mauvais souvenirs. En revanche, les denrées bon marché sont souvent les plus grasses et le plus sucrées.

La sédentarisation ajoutée à une nourriture trop riche (pour une dépense physique amoindrie) multiplie les problèmes cardiovasculaires, les cancers ou les troubles musculo-squelettiques. Le stress aggrave les effets de la mauvaise alimentation, incitant ses victimes à recourir aux « antidépresseurs » que sont l’alcool et le tabac.

Le surpoids s’impose comme une conséquence logique de ces dérives, ainsi que les allergies alimentaires. La vie moderne doit encore s’accommoder de certains fléaux sanitaires comme la pollution. Pour Vincent Lotteau (Inserm), « dans les grandes agglomérations, les nouveau-nés souffrent de plus en plus de bronchiolite, virus qui se développe facilement sur des voies respiratoires fragilisées par la pollution ».

(Enjeux Les Échos, juillet 2006)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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