L'Europe en surcharge pondérale

2238 Réagir

Le surpoids et l'obésité deviennent une question de santé publique dans la plupart des pays de l'UE. La Tribune survole la situation espagnole, britannique et allemande.

Surfez plus vite et sans publicité
Accès à tous les contenus PREMIUM
Débloquez cette page avec Multipass

Outre-Pyrénées, 39 % de la population se trouve en surpoids. Le pays y laisse 7 % de son budget santé. Madrid promeut, depuis février, 80 mesures pour sensibiliser la population et tente de rallier, à sa cause, les industriels de l’agroalimentaire.

Toutes ces mesures sont proposées sur la base du volontariat. Outre-Manche, c’est dans les cantines scolaires que Londres concentre son action, quitte à augmenter le prix de l’abonnement. Les initiateurs de cette campagne sont persuadés, ici comme ailleurs, que l’obésité doit être combattue dès la prime enfance.

A ce propos, un groupe d’épidémiologistes britanniques ont recoupé 24 études sur « la relation entre le poids et la taille dans la petite enfance » ; ils situent idéalement le devoir de prévention avant l’âge de deux ans. La population allemande est, elle, plus réticente à engager la révolution alimentaire, indispensable dans un pays qui comptait, en 1998, 50 % d’hommes en surpoids et 30 % de femmes.

En France aussi, la croisade contre l’embonpoint commence à inspirer des initiatives, l’Opeps par exemple, qui a commandé une enquête à l’Inserm, enquête qui a récemment documenté le rapport du sénateur Gérard Dériot

(Le Quotidien du Médecin, 17/10. La Tribune, 18/10)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM