L'équilibre alimentaire à petit prix ? c'est possible !

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Face à l'augmentation de la précarité et du coût des denrées alimentaires, l'Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) rappelle qu'il est possible de manger équilibré même avec un budget limité.

Une alimentation équilibrée pour éviter les carences

« L’équilibre alimentaire à petit prix ? c’est possible ! » - Crédit photo : medias.lepost.fr Une alimentation équilibrée est une alimentation diversifiée qui permet d’éviter les carences. Elle doit comporter des fruits et des légumes, des protéines (œuf, viande, poisson), des laitages, des féculents mais aussi des matières grasses préférentiellement d’origine végétale. En période de crise, le premier budget touché est souvent celui de l’alimentation. Comment bien se nourrir en dépit d’un budget réduit et de l’inflation des prix qu’ont connue les produits alimentaires de base depuis un an ? Dans ce contexte difficile, l’équilibre alimentaire semble inaccessible pour certains. « Il ne faut pas laisser croire que bien manger coûte forcément cher » assure Florence Rossi (déléguée à la communication de l’AFDN). « Bien manger peut rester à la portée de tous les budgets et avec quelques astuces l’équilibre alimentaire est respecté » poursuit Florence Rossi.

Les conserves et les surgelés possèdent, eux aussi, de nombreux atouts nutritionnels

En situation de précarité, la viande, le poisson et les produits frais sont ceux qui sont le moins consommés et le risque majeur est celui d’un déficit en protéines et en vitamines C. Pour les protéines, les apports nutritionnels conseillés sont de 0,8g/ kg/ jour soit environ 50 g par jour pour une femme (60 g pour un homme). Les meilleures protéines (car mieux assimilées par l’organisme) sont apportées par la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers mais il ne faut pas négliger les protéines végétales contenues dans les légumes secs, les céréales, le pain. On trouve 20 grammes de protéines dans 100g de viande, 100g de poisson, 100g de jambon, 2 œufs, 1/2 litre de lait, 70g de gruyère, 250g de légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches, ….) prêts à consommer, ...

Si les fruits et les légumes frais sont souvent plus chers, les fruits et légumes de saison, sont généralement plus abordables, particulièrement au marché en fin de matinée quand les commerçants liquident leur stock pour éviter de remballer. Il ne faut pas oublier l’intérêt nutritionnel des produits surgelés mais également en conserve qui sont beaucoup plus accessibles. De même pour les poissons, il existe aussi des alternatives en surgelé ou en conserve : sardines, thon, maquereau sont d’excellentes sources d’omégas 3. Concernant la viande, le steak haché et certains morceaux à cuisiner en ragoût restent une bonne source de protéines, de vitamines et de fer, à un prix modéré. Enfin au rayon des laitages, les grandes surfaces et les magasins « discount » offrent des conditionnements de yaourts à prix promotionnel et le lait, qui reste le moins cher des laitages, peut aussi être utilisé dans différentes préparations.

Les diététiciens ont un rôle à jouer dans les banques alimentaires

Les diététiciens conseillent régulièrement les personnes en situation difficile ; dans les départements, les quartiers, les centres de Protection Maternels et Infantiles (PMI), ils vont informer et former les professionnels et/ou le public. Ils sont également amenés à côtoyer les bénévoles des banques alimentaires. Pour conseiller une alimentation équilibrée, diversifiée avec un budget très limité, le diététicien fait de l’éducation nutritionnelle mais donne aussi des conseils de vie pratique. Il va établir une liste de denrées en fonction du budget, rédiger quelques menus simples à partir de la liste des aliments en tenant compte des habitudes alimentaires culturelles de chacun.

Depuis octobre 2008 l’ADLF (Association des Diététiciens de Langue Française) est devenue l’AFDN, Association Française des Diététiciens Nutritionnistes. Le terme "nutritionniste", n’étant à ce jour qu’un qualificatif, peut être utilisé en accompagnement du titre de "diététicien", en référence à l’Art.4371-2 du Code de la Santé Publique.

(Communiqués de presse du 16 décembre)

SOURCE : AFDN

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