L'ananas, source de plaisir toute l'année

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Délicieux, sain, riche en antioxydants et rafraîchissant, l'ananas regorge de bienfaits et peut se déguster tant sous la pluie que sous le soleil.

« L’ananas, source de plaisir toute l’année » L’ananas, connu par les scientifiques sous le nom d’Ananas comosus, est le fruit d’une plante herbacée qui nécessite environ 18 mois de culture. Pauvre en calorie (51kcal/100 g) et source de fibres (1.4g/100g d’ananas), une grande tranche d’ananas contient plus de la moitié de l’apport recommandé en vitamine C (56 mg/100g d’ananas). Cette dernière est accompagnée d’autres anti-oxydants tels que la vitamine A (34 mcg/100g d’ananas) et le manganèse également présents dans l’ananas.

Unique dans l’ananas

Le jus d’ananas, vu ses vertus protéolytiques (endopeptidase, hyrolase et cystéine), peut être utilisé pour attendrir la viande. L’ananas ajouté à du fromage frais, du yaourt ou des aliments gélatineux, rend ces derniers plus liquides et amers car le bromélaïne décompose les protéines. C’est pourquoi son jus est à déconseiller dans les desserts à base de gélatine. Cette enzyme, la bromélaïne, possèderait aussi des propriétés anti-inflammatoires, qui demandent encore des études scientifiques complémentaires. Et pour rappel, l’ananas ne possède aucune action sur la perte de poids quoiqu’on en dise.

L’ananas à toutes les sauces

L’ananas peut être dégusté comme en-cas sain ou comme ingrédient venant rehausser des préparations sucrées et salées, chaudes ou froides comme par exemples: une entrée avec une salade d’ananas à la roquette et aux scampis, un plat principal avec des blancs de poulet au chutney d’ananas et un dessert avec une délicieux morceau d’ananas caramélisé au gingembre et à la mousse d’orange. L’ananas peut également se consommer au petit déjeuner, en petits morceaux ou en accompagnement d’un bol de céréales ou d’un yaourt nature. Il participe à la réalisation de nombreux cocktails de fruits. Et il appartient à de succulentes recettes propres à l’imagination du cuistot.

Un autre champ d’investigations récent concerne l’insuline et le syndrome métabolique. Des chercheurs de l’Université de Bari, en Italie, ont étudié un des composants bioactifs du thé vert, à savoir l’épigallocatéchine gallate (EGCG) administré chez le rat SHR. Ce rat est utilisé comme modèle pour le syndrome métabolique, il présente de l’hypertension, une résistance à l’insuline et un excès de poids. Leurs travaux indiquent que l’administration d’EGCG améliore la sensibilité à l’insuline et augmente les taux plasmatiques d’adiponectine, une hormone sécrétée par les adipocytes et qui est connue pour potentialiser les effets de l’insuline. Des données certes cantonnées aux animaux de laboratoire, mais qui pourraient bien conduire à vérifier l’intérêt des polyphénols du thé (et d’autres sources) dans l’alimentation humaine pour améliorer le métabolisme de l’insuline.

Référence :

  • Conférence de presse Del Monte du 30 janvier 2007.

(Par Catherine Dolhen, Diététicienne, " HEALTH & FOOD " numéro 81, Janvier - Février 2007)

SOURCE : Health and Food

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