L’alimentation des migrants en France : un métissage tranquille

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Alors que certains sociologues insistent sur la mondialisation de l’alimentation (« MacDonaldisation de la société », « Coca-colonisation du monde »...), d’autres soulignent sa diversité. En matière alimentaire comme dans d’autres domaines, les repères identitaires restent multiples et les influences locales, régionales, internationales s’entrecroisent.

« L’alimentation des migrants en France : un métissage tranquille » - Crédit photo : www.france-metissage.com En France, les pratiques alimentaires des migrants varient en fonction des contextes : en famille, en foyer ou au travail, la semaine ou le dimanche... L’alternative en tout cas ne semble pas se limiter à l’assimilation du modèle occidental ou à la résistance à ce modèle.

Il n’y a pas de transition d’un modèle vers un autre, mais un « bricolage vivant » où se mêlent des éléments de l’un et de l’autre. On observe d’ailleurs le développement des magasins et restaurants dits « ethniques », dont la clientèle s’élargit aux « autochtones »...

Les chercheurs notent aussi que les migrants, même en situation précaire, continuent à porter attention à la qualité des aliments : origine, fraîcheur, goût, salubrité, naturalité... Un colloque qui s’est tenu au début de cette année décrit les facettes de ce métissage alimentaire, qui semble s’opérer en douceur, sans « choc des civilisations » !

(Colloque « Durabilité, identité et alimentation ». Montpellier, 12 janvier 2010.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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