L'aide alimentaire inadaptée

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Rendue publique le 21 mars, l'étude Abena (Alimentation et état nutritionnel des bénéficiaires de l'aide alimentaire), destinée à faire le point sur la façon dont se nourrissent les populations défavorisées, met l'accent sur une « situation très critique ».

Réalisée par l’InVS l’université Paris XIII, le Conservatoire national des arts et métiers et une unité mixte de recherche Inserm/Inra/Cnam, l’étude porte sur un panel de 1 164 personnes, majoritairement sans emploi, vivant principalement du RMI ou de diverses subventions de l’état.

On y apprend ainsi que ces personnes dépensent en moyenne 70 € par tête et par mois pour se nourrir et que la moitié de ces personnes consomment majoritairement des féculents et se rapprochent des apports recommandés en viande, poissons ou œufs mais au détriment des fruits et légumes et des produits laitiers. 49,6 % déclarent ne pas se nourrir suffisamment et 46 % ne pas pouvoir se procurer les aliments désirés.

Or, souligne l’étude, pour ces personnes l’aide alimentaire constitue une source d’approvisionnement de longue durée, voire unique pour la plupart des produits. « De ce point de vue, estiment les professeurs Gilles Brucker, directeur général de l’InVS et Serge Hercberg, directeur du Centre de recherche en nutrition humaine d’Île-de-France, c’est l’organisation même de l’aide alimentaire qui peut-être remise en question ».

(La Croix, 21/03)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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