Irrégularité des repas et risque cardiovasculaire

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Cela fait trente ans que l'on sait que la fréquence des repas influence les facteurs de risque cardiovasculaire. Bien que, ces dernières années, l'opportunité de manger de façon irrégulière se soit développée (accès facile aux aliments, à des plats préparés, fast-food...), l'influence de l'irrégularité de la prise des repas sur ces mêmes facteurs de risque n'avait pas encore été évaluée.

Dans cette étude, neuf femmes sans problème médical, ne suivant pas de régime, se sont portées volontaires pendant 43 jours pour suivre un protocole sur trois périodes de 14 jours.

Au cours de la première période, elles consommaient les mêmes aliments qu’à l’habitude mais répartis, pour certaines en 6 repas espacés régulièrement, pour d’autres sur 3 à 9 repas pris de façon irrégulière.

Pendant la deuxième période, l’alimentation retrouvait son rythme habituel pour l’ensemble des sujets. Lors de la troisième période, le rythme des repas était inversé par rapport à celui de la première période (passage de repas réguliers à des repas irréguliers ou inversement).

Des examens sanguins étaient effectués en début et fin de chaque période. Aucune différence significative entre les apports en protéines, lipides ou glucides selon le rythme des repas n’a été relevée.

En revanche, après 14 jours de repas pris de façon chaotique, la réponse insulinique était plus forte et les taux de cholestérol LDL et total plus élevés.

La prise régulière des repas optimiserait les métabolismes lipidique et glucidique et pourrait ainsi présenter un intérêt pour améliorer la sensibilité à l’insuline et réduire le taux de cholestérol total et LDL chez les personnes à risque cardiovasculaire et de diabète.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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