Importance du DHA et de l'ARA dans l'alimentation des nourrissons

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Une étude récente montre que le développement du cerveau et des yeux des enfants de 4 ans, qui avaient reçu Enfamil A+ (*) lorsqu'ils étaient nourrissons, est similaire à celui des enfants allaités au sein. Ces résultats corroborent l'importance du DHA et de l'ARA dans l'alimentation des nourrissons.

« Importance du DHA et de l’ARA dans l’alimentation des nourrissons » - Crédit photo : www.ville-villiers-le-bel.fr Une étude, publiée récemment, portant sur des enfants âgés de 4 ans, alimentés exclusivement avec la préparation Enfamil A+ pendant les 17 premières semaines de leur vie, représente l’analyse de plus longue durée en son genre à démontrer, chez les nourrissons ayant reçu une préparation, un développement visuel et un QI équivalant à ceux des bébés nourris au sein [1]. Cette étude, menée aux États-Unis, publiée dans la revue Early Human Development, a été financée par les National Institutes of Health des États-Unis.

"L’importance de cette étude pour les parents est qu’elle révèle des données sur un plus long laps de temps montrant que l’ajout de DHA et d’ARA, aux teneurs que l’on trouve dans Enfamil A+, est associé à une acuité visuelle et à un développement du cerveau similaires à ceux observés avec le lait maternel" a indiqué Deborah Diersen-Schade, Ph.D., chercheur universitaire chez Mead Johnson Nutritionals. On avait déjà constaté chez ces enfants, alors qu’ils étaient âgés de 18 mois, un développement du cerveau et des yeux similaire à celui des enfants nourris au sein [2,3].

Le DHA (acide docosahexanoïque) et l’ARA (acide arachidonique) sont des nutriments faisant partie des "acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPILC)" que l’on trouve dans le lait maternel. Le DHA est un acide gras oméga 3 et l’ARA, un acide gras oméga 6.

Ces acides gras sont essentiels au développement des yeux, du cerveau et des nerves. Ils commencent à s’accumuler dans les tissus pendant la gestation, particulièrement au cours du troisième trimestre. Les données récentes laissent supposer qu’ils continuent de favoriser le développement de l’acuité visuelle tout au long de la première année de vie [4].

Le Dr Diersen-Schade souligne le fait que cette nouvelle étude comporte aussi des données sur deux autres points importants tant pour les parents que pour les médecins, soit les teneurs en DHA et en ARA et le développement chez le groupe témoin.

"Les teneurs en DHA et en ARA de la préparation Enfamil A+ ont été déterminées à la suite de l’évaluation de leurs teneurs dans le lait maternel à l’échelle mondiale, a-t-elle précisé. Les résultats de l’analyse du Dr Birch et de ses collaborateurs de même que les résultats concernent des préparations renfermant de telles teneurs en DHA. Les chercheurs qui ont mené des études sur des préparations pour nourrissons dont les teneurs étaient inférieures n’ont pas démontré de façon constante une amélioration du développement lorsqu’ils les comparaient à des préparations non enrichies de DHA et d’ARA [5,6]."

Le Dr Diersen-Schade a expliqué que la récente étude de Birch, à laquelle ont été inscrits des nourrissons nés entre 1993 et 1995, a aussi porté sur un groupe témoin de bébés alimentés avec la préparation Enfamil® avec fer non enrichie de DHA et d’ARA.

"On a noté une différence marquée de l’acuité visuelle et des scores QI entre le groupe témoin et le groupe allaité au sein, a-t-elle dit. Ce résultat est important, mais, ce qui l’est encore plus est le fait qu’après 4 ans on pouvait encore observer des résultats similaires chez les enfants qui avaient reçu la préparation Enfamil A+ et chez ceux allaités au sein. Fait tout aussi intéressant, les enfants qui avaient été nourris avec la préparation Enfamil A+ enrichie de DHA et d’ARA ne l’avaient été que pendant quatre mois, or les résultats obtenus étaient similaires à ceux notés chez les enfants qui avaient été allaités au sein pendant 10 mois en moyenne."

John Colombo, Ph.D., directeur adjoint, Neuroscience cognitive, et professeur de psychologie à l’université du Kansas, a souligné que l’étude récente de Birch livre des données depuis très longtemps attendues sur les liens entre les acides gras du régime du nourrisson et la fonction cognitive, dont le QI. "Bref, ces données sont les preuves les plus concluantes, jusqu’à présent, des bienfaits des AGPILC sur le développement cognitif et intellectuel et corroborent le bien-fondé de leur ajout très tôt dans le régime alimentaire des nourrissons", a-t-il affirmé. Ces résultats laissent supposer que les préparations enrichies d’AGPILC aux teneurs appropriées favorisent davantage le développement des fonctions cognitive et intellectuelle que les préparations qui n’en contiennent pas à ces teneurs."

On considère que, durant l’enfance, le QI demeure relativement stable d’année en année, ce qui donne un aperçu du QI plus tard dans la vie. Toutefois, les effets à long terme des AGPILC sur le développement normal du cerveau chez les enfants ayant atteint l’âge de quatre ans n’ont pas encore été mesurés par des études plus approfondies.

Au sujet de Mead Johnson®

Mead Johnson Nutritionals est un chef de file mondial en matière de nutrition, qui s’est engagé à offrir aux nourrissons et aux enfants le meilleur départ possible dans la vie. Mead Johnson Nutritionals est une division de Bristol-Myers Squibb Company.

(*) Lors de ces études, on a utilisé la préparation Enfamil LIPIL®, commercialisée au Canada sous le nom d’Enfamil A+®.

Sources et références :

  1. Birch, E.E., Garfield S., Castaneda Y., et coll., Visual acuity and cognitive outcomes at 4 years of age in a double-blind, randomized trial of long-chain polyunsaturated fatty-acid supplemented infant formula, Early Hum Dev, 2007; 83:279-284.
  2. Birch, E.E., Garfield S., Hoffman D.R., et coll., A randomized controlled trial of early dietary supply of long-chain polyunsaturated fatty acids and mental development in term infants, Dev Med Child Neurol, 2000; 17:174-181.
  3. Hoffman, D.R., Birch E.E., Castaneda Y.S., et coll., Maturation of visual and mental function in 18-month old infants receiving dietary long-chain polyunsaturated fatty acids, FASEB J, 2003; 17: A727-A728. Résumé 445,1
  4. Morale, S.E., Hoffman D.R., Castaneda Y.S., et coll., Duration of long-chain polyunsaturated fatty acids availability in the diet and visual acuity, Early Hum Dev, 2005; 81:197-203.
  5. Auestad, N., Scott D.T., Janowsky J.S., et coll., Visual, cognitive, and language assessments at 39 months: a follow-up study of children fed formulas containing long-chain polyunsaturated fatty acids to 1 year of age, Pediatrics, 2003;112:e177-e183.
  6. Scott, D.T., Janowsky J.S., Carroll R.R., et coll., Formula supplementation with long-chain polyunsaturated fatty acids: are there developmental benefits?, Pediatrics, 1998; 102:e59 (Disponible à : http:www.pediatrics.org/cgi/content/fall/102/5/e59).

SOURCE : Mead Johnson Nutritionals

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