Impact des campagnes de prévention santé

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Les Britanniques nés en 1958 ont-ils été sensibles aux campagnes de prévention réalisées entre 1991 et 1999 visant à réduire l'apport en graisses et accroître celui en fibres et encourageant l'exercice physique ?

En ce qui concerne l’activité physique, sur les 11 341 personnes interrogées, environ un tiers des hommes et des femmes ont déclaré l’avoir augmentée, et un autre tiers l’avoir réduite. La répartition entre les différents niveaux d’activité est restée similaire entre 1991 et 1999.

Concernant la consommation de produits frits, des résultats analogues sont observés. En revanche, pour les chips, 17 % des hommes et 18 % des femmes en ont augmenté la consommation, alors que 33 % des hommes et 30 % des femmes l’ont diminuée, pour les fruits et légumes, une plus grande proportion des sujets en ont augmenté la consommation que ceux l’ayant réduite (30 % vs 25 %).

Enfin, la consommation de pain complet s’est légèrement accrue (de 21 à 26 % pour les hommes et de 25 à 33 % pour les femmes). L’influence du niveau socioéconomique et de l’IMC sur l’évolution des comportements n’est pas probante : si l’on se réfère à la consommation d’aliments riches en graisse, ce sont les comportements des personnes de moindre classe sociale qui semblent avoir le plus évolué dans le sens des recommandations, alors que, pour les fruits et légumes, leur consommation suggère l’inverse.

Certains facteurs, comme l’accessibilité et le coût doivent vraisemblablement être pris en compte. Les auteurs recommandent que, outre les campagnes médiatiques, d’autres moyens soient mis en oeuvre afin d’obtenir un meilleur impact.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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