Humeur, stress et acides gras oméga-3

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Les études référencées, strictement dédiées à l'humeur restent rares pour ce qui concerne la relation avec les acides gras de toute nature (notamment oméga-3). L'une d'entre elles indique que la perception individuelle d'un meilleur état de santé mentale et physique est proportionnelle à la consommation de poisson, donc d'acides gras oméga-3.

En revanche, en Angleterre, une autre étude montre que la consommation de poisson n’améliore pas l’humeur des personnes non dépressives. Les rares essais de traitement de la fatigue chronique sont contradictoires. Il est donc pour le moins prématuré d’affirmer que les acides gras oméga-3 modulent l’humeur.

Un rapport alimentaire optimal (en fait administré sous forme de capsules formulées à partir d’huiles végétales) oméga-3/oméga-6 (égal à 1/4, pour les acides alpha-linolénique et linoléique) a été défini pour lutter contre le stress. Il protégerait en particulier contre les altérations de l’hippocampe lors des excès de cortisol et de corticostéroïdes.

Chez l’adulte jeune, l’agressivité est en proportion inverse de la consommation de poisson [9]. Par ailleurs, le DHA (1,5 à 1,8 g quotidien de DHA, trouvé dans une huile de poisson enrichie en DHA) diminuerait les tendances agressives chez les jeunes adultes peut-être en modulant le stress.

À des doses voisines, administrées pendant 2 mois à des personnes âgées de 50 à 60 ans, l’agressivité est diminuée de 30 %, mais des doses de 150 mg quotidiennes sont insuffisantes [10] : les ANC français (120 mg quotidiens) sont trop faibles pour produire un effet. L’EPA serait actif dans le traitement de femmes souffrant de troubles de la personnalité.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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