Homocystéinémie : inégalité entre hommes et femmes

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D'après des études épidémiologiques, une homocystéinémie élevée constitue un facteur de risque de maladie cardiovasculaire. Dans le cadre de l'étude SU.VI.MAX, le suivi de 1 139 femmes et 931 hommes a permis l'analyse des facteurs de variation de l'homocystéinémie.

Chez la femme, l'homocystéinémie est corrélée positivement à l'âge, aux taux sanguins de triglycérides, d'apo B et de glucose, et à la consommation de café et d'alcool. Elle est corrélée négativement au taux circulant en vitamine B12 et à l'apport en vitamine B6. Aucune relation n'est observée entre homocystéinémie et tabagisme, IMC, rapport taille/hanche, pression sanguine ou encore ménopause.

Chez l'homme, l'homocystéinémie est corrélée positivement avec l'IMC, l'apport énergétique, la pression sanguine, les taux de triglycérides et de glucose. Elle est corrélée négativement à la pratique d'une activité physique, aux apports alimentaires en fibres, folates et vitamine B6 et au taux plasmatique en vitamine B12. Aucune relation n'est observée entre homocystéinémie et âge ou tabagisme.

Malgré quelques biais discutés, cette étude montre que les déterminants de l'homocystéinémie sont différents chez l'homme et chez la femme. Pour cette dernière, la consommation d'alcool et de café serait un facteur prépondérant, alors que pour l'homme, c'est la pratique d'une activité physique et des facteurs alimentaires qui jouent un rôle primordial.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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