Homeperf s’engage dans un partenariat avec l’AFA pour mieux accompagner les malades atteints de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI)

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Douleurs abdominales, inconfort digestif, diarrhées chroniques et dénutrition peuvent avoir de graves conséquences sur la santé et la vie quotidienne des malades atteints de MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales) ; l’alimentation est une composante essentielle dans la prise en charge de ces malades. Homeperf, prestataire de santé à domicile, soutient l’AFA (Association François Aupetit) dédiée aux MICI au travers d’un partenariat inédit centré sur la nutrition pour répondre au plus près aux besoins des malades : organisation d’ateliers de sensibilisation à la nutrition, mise en place d’une permanence hebdomadaire d’une diététicienne pour les malades et formation spécifique des diététiciennes coordinatrices dans les antennes du réseau Homeperf.

Un partenariat au bénéfice des malades : information et formation

Engagés conjointement dans l’amélioration de la prise en charge des malades atteints de MICI, Homeperf et l’AFA souhaitent au travers de leur partenariat apporter information et formation aussi bien aux acteurs de santé qui accompagnent les patients au quotidien qu’aux malades eux-mêmes. « La nutrition est une composante clef de notre cœur de métier. Ce partenariat est un moyen pour Homeperf et l’ensemble de ses coordinateurs infirmiers de mieux connaître et appréhender les MICI afin de répondre au plus près aux besoins des malades » indique Gaël Donadey, Président Directeur Général de Homeperf.

Un partenariat en trois étapes clefs

Le partenariat établi entre Homeperf et l’AFA consiste en un apport de compétences, un soutien humain et financier qui s’articule autour de trois actions : la mise en place d’une permanence hebdomadaire d’une diététicienne au service de tous les adhérents de l’AFA (orientation et conseils sur l’alimentation) ;

  • la mise en œuvre d’une formation pour les diététiciennes coordinatrices de Homeperf sur les problématiques spécifiques de la nutrition des personnes souffrant de MICI ;
  • l’organisation d’ateliers de sensibilisation à la nutrition destinés aux malades MICI relayés au travers du réseau des 40 antennes de Homeperf et de l’AFA en 2011.

VOIR l'nterview Dr Robert Janer : Chirurgien digestif / Directeur Médical de Homeperf

Alexandra Martin, diététicienne libérale et référente nutrition pour l’AFA assure la formation des diététiciens coordinateurs d’Homeperf et la permanence de l’AFA une fois par semaine.

« La formation des diététiciens coordinateurs de santé à domicile est décisive pour la prise en charge des malades MICI. En effet, les médecins ne peuvent avoir en tête toutes les subtilités de la nutrition sous MICI et les interlocuteurs privilégiés tels que les coordinateurs de soins à domicile gagnent à être formés, tant vis-à-vis des professionnels de santé que des patients.

De plus, à la sortie de l’hôpital, les malades ne posent pas nécessairement de questions sur la nutrition, davantage préoccupés par d’autres enjeux de vie et il est fondamental dans le suivi à domicile d’évoquer rapidement le régime de réintroduction d’une alimentation normale.

Enfin, au-delà de la prise en charge thérapeutique, il est primordial que le diététicien coordinateur ait une bonne connaissance des MICI pour appréhender de manière globale la situation de chaque patient en tenant compte de l’impact psychologique et social que les MICI peuvent avoir sur leur quotidien » explique Alexandra Martin.

VOIR l'interview Alexandra Martin : Diététicienne AFA, Association François Aupetit (Maladie de Crohn et RCH)

MICI : l'alimentation est avant tout une alliée

En cas de MICI, il n’y a habituellement pas de régime particulier à suivre mais le rapport à l’alimentation est complexe puisque celle-ci est intiment liée aux symptômes. « Aucun aliment ne provoque, ne déclenche ou ne guérit les poussées inflammatoires » souligne Alexandra Martin, diététicienne de l’AFA. « Toutefois, l'alimentation participe au bien-être du malade dans la mesure où elle améliore l’inconfort physique lié aux symptômes ajoute-t-elle.

L’intérêt de la prise en charge diététique est multiple : cicatrisation du tube digestif, maintien au repos, lutte contre les peurs alimentaires, les problèmes de dénutrition ou de croissance… Il n’y a pas de régime standard et le respect du rythme du malade tant vis-à-vis de l’état de son transit que de ses envies est le moteur principal. Si les régimes sans fibres ou sans résidus peuvent être justifiés en période de poussées car mieux digérés, « il faut réintroduire au fur et à mesure et petit à petit de nouveaux ingrédients » conseille Alexandra Martin. « Les malades de MICI ont quelquefois des préjugés et de nombreuses craintes quant à leur alimentation qu’il s’agit de comprendre et de faire évoluer » pour tendre vers une alimentation normale.

Zoom sur la nutrition artificielle... : Les méthodes d’alimentation artificielle (nutrition entérale – voie digestive, et parentérale – voie intraveineuse) permettent de prévenir ou combattre la dénutrition et ses conséquences. Elles sont prescrites le plus souvent en milieu hospitalier chez les malades dont les apports alimentaires par voie orale sont impossibles, insuffisants ou inefficaces à la suite d’un traitement ou d’une hospitalisation.

... en cas de Maladie de Crohn (*) : L’alimentation entérale et la nutrition parentérale exclusive ont une efficacité démontrée dans le traitement des poussées et peuvent participer à la correction d’une dénutrition. Chez l’enfant particulièrement, le recours à la nutrition artificielle est plus fréquent, compte tenu des besoins spécifiques de la croissance. De ce fait, la nutrition entérale à domicile est assez répandue.

(*) Recommandations HAS - Guide ALD – Maladie deCrohn © Haute Autorité de Santé – Mai 2008

Qu'est-ce qu'une MICI et qui est concerné ?

On distingue deux principales formes de MICI : la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Ces deux pathologies se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif et sont sources de lésions destructrices. Elles se caractérisent par des phases d’activité d’intensité variable appelées « poussées » qui alternent avec des périodes dites de rémission. Même si elles ont des similitudes épidémiologiques, thérapeutiques et cliniques, leur principale différence réside dans la localisation des lésions. La recto-colite hémorragique se caractérise par des lésions du côlon et du rectum alors que la maladie de Crohn peut toucher l’ensemble du tube digestif.

En France, on estime que 150 à 200 000 personnes sont atteintes de MICI1 dont la plus grande fréquence survient chez le jeune adulte entre 17 et 25 ans. L’incidence est maximale entre 20 et 29 ans pour la maladie de Crohn et entre 20 et 39 ans pour la RCH2. On note également que 15% des MICI concernent des cas pédiatriques dès 10 ans1, pouvant ainsi avoirde fortes répercutions sur la croissance.

[1] Données AFA
[2] www.em-consulte.com

SOURCE : AFA

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