Grippe aviaire : la France, mal protégée ?

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La sénatrice Nicole Bricq remettra, lundi prochain, un rapport à ses pairs sur les lacunes du plan gouvernemental de lutte contre la grippe aviaire. Selon ce document, la mission ministérielle en charge du plan (dont est responsable le directeur général de la santé Didier Houssin) est « une organisation factice » et inadaptée.

Les médecins de ville, pourtant aux premières loges en cas d’épidémie généralisée, sont insuffisamment mobilisés et formés, le ministère de l'Intérieur serait trop sollicité en cas de malheur (« On ne peut pas tout confier à la sécurité civile et aux décisions des préfets.

Il faudrait s’appuyer davantage sur les mairies »), enfin le budget n’est pas non plus exempt de critiques : d’une part il souffre d’un « trou » de 27 millions d’euros (en voie de restauration), d’autre part il est prélevé sur les fonds de l’assurance-maladie.

Or, considère la sénatrice, « les mesures doivent être financées par la solidarité nationale et par le budget de l’État ». Si une épidémie de niveau 6 éclatait (stade maximal), l’État doit pouvoir lever immédiatement 1 milliard d’euros.

Le rapport Bricq recommande la création d’un « superministère de la Santé » qui coifferait la santé humaine et animale, et permettrait de regrouper l’énergie et les moyens qui s’égaillent actuellement entre l’Agriculture, la Santé, la Recherche et l’Intérieur.

(Les Échos, La Tribune, 06/07)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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