GlaxoSmithKline Santé Grand Public présente les résultats d'une étude Européenne sur le surpoids et l'obésité

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L’objectif de l’étude ICM Research [1] mené dans toute l'Europe était de mieux comprendre les expériences vécues ou les défis au quotidien que représente souvent la perte de poids afin de mieux accompagner les personnes en surpoids ou obèses pour atteindre un poids sain de façon durable. Une intervention précoce et une perte de poids même modérée ont des bénéfices positifs pour la santé et peuvent éviter de dériver dans le cycle dangereux des pertes et reprises de poids à répétition.

Selon le dernier rapport de l’Organisation de Coopération de Développement Economiques, OCDE, sur la santé en Europe en 2010, un adulte sur deux est en surpoids et un sur six est obèse [3]. Cette proportion augmente et les experts pensent que la perception de la norme d’un poids de santé change. « Ainsi dans l’esprit de la société dans son ensemble, y compris les praticiens de santé, l’image mentale d’une personne en surpoids ou obèse est désormais à tort identifiée à un modèle beaucoup plus élevé en poids » déclare le Professeur Jean-Pierre Després, Directeur Scientifique de la Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique [4].

Cette étude montre des différences de perception et d’attitudes par rapport au surpoids et à la perte de poids : selon les groupes d’IMC, les attentes et les difficultés des personnes dans leur démarche pour perdre du poids et les approches entre hommes et femmes quant à leurs motivations et leurs besoins d’être soutenus sont différentes.

Attitudes et approches du surpoids : des résultats différents selon les groupes d’IMC [2]

En France, parmi les 500 personnes interrogées :

  • 34 % ont un IMC compris entre 28 et 29,9
  • 50 % ont un IMC compris entre 30 et 35,9
  • 16 % ont un IMC = 36.

Les taux mesurés au niveau de l’ensemble des répondants européens sont très proches (respectivement 36 %, 48 % et 16 %).

Dans la population masculine, on note une plus forte proportion de personnes ayant un IMC compris entre 28 et 29,9 (40 %) que parmi les femmes (30 %). Et inversement, alors que 20 % des femmes ont un IMC supérieur à 36, ce n’est le cas que de 11 % des hommes. Ces écarts entre hommes et femmes s’observent aussi au niveau européen.

IMC compris entre 28 et 29,9 : une situation de surpoids sous-estimée

Parmi les personnes qui n’ont jamais cherché à perdre de poids :

  • 39 % en France ont un IMC compris entre 28 et 29,9, alors que ces personnes ne représentent que 34 % de l’échantillon,
  • au niveau européen, 43 % ont un IMC compris entre 28 et 29,9, alors que ces personnes ne représentent que 36 % de l’échantillon.
Les personnes les moins conscientes de leur problème de surpoids se situent donc dans cette tranche d’IMC. Il semble qu’une des causes de leur surpoids soit liée à leur rapport à la nourriture, 29 % mangeant sans se préoccuper d’avoir faim ou non, taux inférieur à celui mesuré au niveau européen (34 %). Ce taux reste élevé, et surtout supérieur à celui observé parmi les personnes ayant un IMC entre 30 et 35,9 (25 % en France et 34 % en Europe).

L’attitude relativement fréquente parmi ces personnes ayant un IMC compris entre 28 et 29,9 de minimiser leur situation de surpoids est en France confirmée par le fait que 59 % d’entre elles n’ont pas encore parlé à un médecin de leur situation ni n’envisagent de le faire. Au niveau européen, la statistique est encore plus alarmante (65 %).

IMC compris entre 30 et 35,9 : une recherche de perte de poids souvent ancienne et des échecs à répétition

68 % des femmes en France ayant un IMC entre 30 et 35,9 ont déjà perdu du poids qu’elles ont regagné par la suite. Ce taux est comparable à celui que l’on mesure au niveau européen (70 %) et supérieur à celui des femmes ayant un IMC compris entre 28 et 29,9 (65 %).

En ce qui concerne les hommes, 70 % d’entre eux en France dans cette classe d’IMC ont déjà perdu du poids regagné ensuite (65 % au niveau européen). Ces personnes cherchent à perdre du poids en moyenne depuis près de 4 ans, 18 % y travaillant même depuis plus de 10 ans.

Au niveau européen, la recherche de perte de poids est aussi assez ancienne même si sensiblement inférieure (3,3 ans en moyenne, et 14 % s’y essaient depuis plus de 10 ans). Enfin, au sein de cette population, 52 % des Français interrogés ont déjà consulté au sujet de leur poids et sont ainsi conscients de la nécessité d’un accompagnement médical.

IMC supérieur ou égal à 36 : l’impact psychologique de l’obésité fortement ressenti

46 % des personnes ayant un IMC supérieur ou égal à 36 cherchent à perdre du poids depuis plus de 6 ans (contre 28 % pour celles ayant un IMC compris entre 30 et 35,9 et 24 % de celles dont l’IMC est compris entre 28 et 29,9).

L’ancienneté dans la recherche de perte de poids s’accompagne d’une expérience encore plus fréquente d’échecs : ainsi, 72 % des femmes appartenant à ce groupe ont déjà perdu du poids qu’elles ont ensuite regagné. Au niveau européen, les tendances sont identiques.

Quelques données permettent de comprendre le handicap psychologique que constitue un IMC supérieur ou égal à 36 :

  • 24 % des personnes concernées en France indiquent que manger leur permet de mieux se sentir moralement, ce taux atteint 30% en Europe.
  • 20 % sont inquiètes de la manière dont les autres les regardent quand elles mangent.
  • 20 % essaient de manger plus sainement quand elles sont accompagnées, ce taux n’est que de 12 % en Europe.
  • 13 % essaient d’éviter de manger devant d’autres personnes.

Prise et perte de poids : raisons, motivations et besoin de soutien

Des raisons variées à la prise de poids selon les interviewés

Elles sont avant tout liées à l’attitude vis-à-vis de la nourriture :

  • 48 % des français (contre 50 % des européens) pensent que c’est parce qu’ils mangent mal
  • 34 % des français (contre 48 % des européens) parce qu’ils mangent trop
  • 33 % des français (contre 35 % des européens) parce qu’ils n’ont pas le temps de manger correctement ou de faire de l’exercice
  • 30 % des français (contre 29 % des européens) parce qu’ils mangent entre les repas
Toutes ces raisons liées à l’alimentation sont plus souvent avancées par les hommes que par les femmes. Ces dernières invoquent en revanche plus souvent un problème de santé (35 % en France et 34 % en Europe), ou encore les conséquences de la prise de poids lors de la grossesse.

Motivations à perdre du poids et besoin de soutien : de fortes différences hommes-femmes

58 % des femmes en France (contre 62 % en Europe) mettent en avant le besoin de gagner de la confiance en soi (contre 43 % des hommes) et 44 % (contre 35 % des hommes) la volonté d’être séduisantes, alors que 49 % des hommes en France sont motivés par le fait de vivre plus longtemps (contre 42 % des femmes).

Par contre hommes et femmes sont presque dans la même proportion, 33 %, 35 % à avoir été amenés par un professionnel de santé à prendre la décision de perdre du poids. En Europe, l’objectif d’espérance de vie (55 % pour les hommes et 51 % pour les femmes) est plus soutenu qu’en France mais l’incitation par le médecin à perdre du poids est moins fréquente (23 % pour les hommes et 22 % pour les femmes).

En France, les hommes sont plus nombreux à avoir besoin de soutien familial, (59 %) que les femmes (53 %). Les attentes d’un soutien par un médecin sont aussi plus fortes chez les hommes (27 %) que chez les femmes (21 %).

Des différences entres pays européens ?

A noter que les attentes de soutien en France sont globalement plus élevées qu’au niveau européen (50 % des femmes et 57 % des hommes).

En France, seuls 28 % des hommes et 32 % des femmes ne souhaitent pas de soutien particulier lors de leurs tentatives de perte de poids, des taux parfaitement dans la moyenne européenne.

Dans certains pays, notamment d’Europe du Nord, le soutien est jugé beaucoup moins important. C’est le cas au Royaume-Uni où 36 % des hommes et 41 % des femmes ne veulent pas de soutien, ou encore en Allemagne où ces taux atteignent respectivement 31 % et 44 %. A l’inverse, en Europe du Sud, l’attente de soutien est identique, voire plus élevée qu’en France.

Les programmes de perte de poids

En France, les attentes sont variées et plus fortes chez les femmes que chez les hommes, en particulier :

  • des instructions alimentaires claires, 35 % des femmes versus 31 % des hommes,
  • des conseils pratiques et faciles d’activités physiques, 29 % des hommes versus 26 % des femmes,
  • la planification des menus, 25 % des femmes versus 17 % des hommes,
  • le soutien d’experts, 24 % des femmes versus 14 %, des hommes.

Au niveau européen, les écarts hommes/femmes sont assez proches. Par ailleurs, les européens sont plus sensibles aux exercices physiques amusants et faciles (42% des femmes et 35% des hommes).

Dans leur recherche de perte de poids, 15 % des Français interrogés n’ont pas essayé et ne sont pas en train d’essayer de perdre du poids, soit un taux légèrement supérieur à celui mesuré au niveau européen (14 %).

Seuls quelques pays dépassent la France : on relève ainsi que 26 % des Grecs, 23 % des Néerlandais et 18 % des Belges ne sont pas non plus dans une recherche active de perte de poids. A l’inverse, dans d’autres pays, notamment en Allemagne (11 %) et en Europe du Sud (8 % en Italie, 12 % en Espagne), la part de ceux qui ne recherchent pas à perdre du poids est nettement plus faible qu’en France.

On note par ailleurs que chez les personnes dont l’IMC dépasse 36, les Français sont nettement les plus nombreux à ne pas chercher à perdre du poids.

21 Mai 2011 : Journée Européenne de l’Obésité (EOD) et opération de sensibilisation en officine par GSK SGP

« STOP YO-YO » : le thème de la Journée Européenne de l’Obésité

La mission de l’EOD est de souligner les risques pour la santé d’être en surpoids et d’oeuvrer « aujourd’hui pour une Europe en meilleure santé en réduisant sensiblement le nombre d’habitants qui souffrent et meurent prématurément de surpoids ou d’obésité » [5]. Les personnes en surpoids ou obèses sont enfermées dans le cercle dangereux de perte et de reprise de poids répétées et cet effet yo-yo a des conséquences sur leur santé mentale et physique. L’objectif de cette journée est de mobiliser les professionnels de santé et les responsables politiques et d’inciter les personnes à consulter un médecin ou un professionnel de santé pour cerner « leur poids de santé » et tenter de l’atteindre et de le conserver, en adoptant des changements de comportement pérennes.

Pour de plus amples informations, consulter l'article « Votre santé n'est pas un jeu, halte aux régimes yo-yo ! »

Une opération de sensibilisation de GlaxoSmithKline Santé Grand Public en officine pour le grand public A l’occasion de la Journée Européenne de l’Obésité, GlaxoSmithKline Santé Grand Public se mobilise et propose en officine pour les patients qui souhaitent perdre ou stabiliser leur poids :

  • un magazine patient sur le surpoids et l’obésité,
  • une table de calories,
  • une courbe IMC.

A télécharger sur les sites du CNAO, Collectif National des Associations d’Obèses, www.cnao.fr et de l’EOD, European Obésity Day, www.obesityday.eu.

Références :

  1. Etude réalisée dans 17 pays de l’Union Européenne dont la France, auprès de plus de 8 500 personnes ayant un IMC [2] = à 28kg/m2 (500 personnes/pays)
  2. IMC : Indice de Masse Corporelle (poids en kg / taille en mètre2)
  3. L’obésité et l’économie de la prévention : Objectif santé publication le 23 septembre 2010
  4. 2ème Congrès International sur l’Obésité Abdominale
www.obesityday.eu

SOURCE : GlaxoSmithKline Santé Grand Public

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