Fruits, légumes, glucides et obésité...

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En l'espace de 30-40 ans, notre alimentation a été bouleversée. Un ensemble de produits transformés a envahi nos cuisines, au détriment de produits plus directement issus de nos campagnes, comme les fruits et légumes.

Face à l'épidémie mondiale de diabète et d'obésité, une question récurrente concerne la nature des facteurs nutritionnels impliqués dans le développement de ces maladies métaboliques. La réduction de la consommation de matières grasses ou d'aliments sources de calories vides fait l'objet de recommandations consensuelles. Il convient également de maîtriser la qualité des apports glucidiques et de savoir à quel point on peut s'appuyer sur la consommation de fruits et légumes pour adopter des modes alimentaires protecteurs.

La connaissance de l'index glycémique, comme nous l'explique Jean-Michel Lecerf, n'est pas un critère suffisant pour apprécier la qualité de nos glucides alimentaires. La charge glycémique (qui tient compte de l'index glycémique et des quantités de glucides ingérés) et, surtout, ta densité nutritionnelle des glucides (leur richesse en fibres, minéraux et micronutriments) semblent être des critères de qualité plus importants à prendre en considération.

Ainsi, on comprend pourquoi il vaut mieux consommer du pain bis, voire complet, plutôt que du pain blanc, un fruit entier plutôt qu'un jus de fruit clarifié. Parce que le fructose est peu hyperglycémiant, on a longtemps pensé que ce sucre était très intéressant au niveau métabolique. En fait, l'usage intensif de fructose purifié, comme le font les américains, a des effets métaboliques sournois que l'on ne retrouve évidemment pas lorsque l'on consomme des produits végétaux complexes.

Finalement, il est important de savoir dans quelle mesure la consommation de fruits et légumes constitue une stratégie efficace de prévention de la surcharge pondérale. Beaucoup d'enquêtes épidémiologiques sont encore trop imparfaites, mais la plupart des résultats montrent que ces aliments peuvent être très efficaces. Cependant, l'impact des fruits et légumes est certainement potentialisé par l'adoption d'un régime équilibré et par la diminution de la consommation de produits transformés riches en calories vides.

(Pr Christian Rémésy - Equation Nutrition n°48)

SOURCE : APRIFEL

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