Fruits et légumes... c'est maintenant ou jamais !

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D'accord, d'accord, tout le monde le sait : cinq fruits et légumes par jour. Tout le monde le sait, mais qui le fait ? Les cinq fruits et légumes que nos autorités sanitaires nous recommandent de consommer quotidiennement sont encore loin d'être la règle. Même en été ?

« Fruits et légumes... c'est maintenant ou jamais ! » - Crédit photo : www.biensur-sante.com Lorsque les enjeux de santé publique rejoignent les enjeux économiques, s'exprime généralement ce que l'on appelle une "volonté politique". On l'aura remarqué, depuis quelques années, le PNNS (Plan National Nutrition Santé) et la PAC (Politique Agricole Commune), ont conjugué leurs sigles et leurs efforts pour nous pousser à une consommation importante et régulière de fruits et de légumes.

Cette consommation est quasiment devenue une priorité nationale, une idée fixe, une obsession sanitaire. Il y a plus grave et, surtout, moins agréable pour que l'on s'en plaigne. On ne s'en plaindra donc pas, sauf pour constater que les incitations raisonnables à manger sainement s'accompagnent, hélas, également de flambées des prix irraisonnées, diminuant sensiblement la portée des messages sanitaires dans la vraie vie de tous les jours...

Et contre les cancers ? A boire et à manger...

Selon une étude menée par l'EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), la consommation régulière de 5 fruits et légumes par jour n'aurait finalement qu’un effet anticancer limité.

Après analyse pendant 9 ans de l'alimentation de 500 000 hommes et femmes, âgés de 45 à 65 ans, ils ont constaté qu’une supplémentation de 2 fruits ou légumes par jour ne réduisait le risque de cancer que de 2,6% chez les hommes et de 2,3% chez les femmes.

Seul vrai point positif, cette consommation accrue de fruits et légumes semble avoir un effet protecteur plus important chez les personnes fumeuses ou consommant beaucoup d'alcool. Une information pas facile à exploiter en termes de prévention.

Les racines du mal

Lorsque le cours de l'abricot ou du melon au marché du coin semble s'aligner sur celui du baril de pétrole à Rotterdam, on hésite légitimement à faire le plein et on s'éloigne irrémédiablement des 400 grammes quotidiens recommandés. Alors que la saison estivale nous inciterait plutôt aux digressions poétiques, c'est l'implacable vérité des chiffres qui impose sa loi. Et pas seulement sur les étiquettes des maraichers. Ainsi, il semble que la proportion d'adultes dégustant - vraiment - chaque jour la quantité optimale de fruits et de légumes recommandée oscille entre 10 et 15%.

C'est peu, et d'autant plus préoccupant que subsistent par ailleurs de fortes disparités au sein de la population. Des disparités socio-économiques, mais aussi d'âge puisque la consommation de fruits et de légumes atteint un maximum entre 55 et 65 ans, alors que les achats chutent vertigineusement chez toutes les générations plus récentes, nées à partir du début des années soixante. Conclusion, tout semble annoncer une stagnation, voire une baisse durable, de la consommation...

Et pourtant, c'est bon !

On l'a déjà tellement dit, on l'a déjà tellement entendu, vu ou lu qu'il est presque indécent de le rappeler... Tant pis, allons-y : manger des fruits et des légumes, de préférence chaque jour et pas en doses homéopathiques, est vraiment bénéfique. Pour ne pas en rester au stade de l'incantation, on avance en général trois arguments qui font le miel du monde sanitaire :

  • Une contribution aux apports en micronutriments (vitamines, sels minéraux, oligo-éléments), nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.
  • Un effet protecteur contre les grandes pathologies chroniques que sont les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives et métaboliques (diabète), voire les cancers (mais ce point est aujourd’hui contesté).
  • Un contenu énergétique faible, point essentiel dans un contexte de développement rapide du surpoids et de l'obésité.

Les fruits et les légumes sont consommables, avec les mêmes avantages, sous toutes les formes possibles, frais, appertisés, en conserve, surgelés... Les produits transformés assurent une bonne préservation des teneurs en micronutriments dont les niveaux initiaux s'avèrent même souvent supérieurs, en raison d'une récolte effectuée à plus grande maturité (et parce que les produits "frais" subissent souvent un stockage de plusieurs jours). Mais, entre voler cinq cerises dans le plat et les faire décongeler, il est vrai que le plaisir n'est pas le même. Allez, cet été, mangez- les ces fameux cinq fruits et légumes !

Fruit ou légume ?

Le fruit est l'organe comestible des plantes à fleurs, qui contient les graines et succède à la fleur. Le légume est la partie d'une plante potagère qui se consomme : le fruit, la graine, la fleur, la tige, le bulbe, la feuille, le tubercule, le germe ou la racine de la plante.

Conclusion n°1 : tous les fruits sont des légumes, mais tous les légumes ne sont pas des fruits.
Conclusion n°2 : vous allez pouvoir briller dans les dîners avec ce mini-quizz :

  • La tomate, fruit ou légume ? Fruit
  • Le melon ? Fruit aussi.

(Par Catherine Gretchanovsky - BIENSÛR Santé Magazine n°18)

SOURCE : BIENSÛR Santé

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