Fini les distributeurs de friandises ?

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Il apparaît évident que le retrait des distributeurs automatiques de confiseries, de snacks et de boissons sucrées des écoles entraîne une diminution de la consommation de ces aliments par les enfants. Une étude américaine le confirme.

« Fini les distributeurs de friandises ? » - Crédit photo : www.mediance.fr Lorsque les écoles ont entamé le retrait des distributeurs automatiques d’aliments et boissons à faible valeur nutritive de leur enceinte, certaines personnes ont affirmé que cela allait entraîner un sentiment d’interdit chez les enfants et qu’aussitôt rentrés à la maison, ces derniers se rueraient dans les armoires à friandises. Il n’en est rien.

Retirer, c’est gagné !

Une étude américaine a été menée dans six écoles. Dans les trois premières, des aliments et des boissons considérées comme sains ont pris la place des friandises et boissons sucrées dans les distributeurs (eau, jus de fruits 100 pour cent pur jus, barres de céréales, bretzels, fruits en conserve,…) et au sein des trois autres, rien n’a été changé.

Les chercheurs ont constaté grâce cette étude que le fait de retirer les distributeurs automatiques de friandises et boissons sucrées du milieu scolaire n’entraînait pas de surconsommation de ces produits à faible valeur nutritive et haute densité énergétique à la maison.

Il semble que la principale raison expliquant la subsistance de ces distributeurs à l’école soit une pression financière à la fois de l'industrie alimentaire, qui cherche à construire une fidélité aux marques dès le plus jeune âge, et des écoles, qui réalisent des bénéfices grâce à ces distributeurs automatiques.

Tous les sujets ayant consommé le comprimé de caféine ont vu leur sommeil affecté. Cette observation a surtout été constatée chez les sujets plus âgés, certains d’entre eux ayant dormi jusqu’à 50% de moins qu’en temps normal. Dans les deux groupes d'âge étudiés, la caféine avait diminué l'efficacité du sommeil, la durée du sommeil, le sommeil à ondes lentes (SWS) et le sommeil paradoxal.

Pas la meilleure solution

Les auteurs de l’étude ont soulevé le fait que même les aliments de remplacement employés par l'Etat n'étaient pas nécessairement les meilleures options. Par exemple, l'Académie américaine de pédiatrie recommande de ne pas encourager les enfants à une consommation de quantités trop importantes de jus de fruits car, bien qu’étant des boissons plus saines que les softs, ils sont également caloriques et leur consommation en excès pourrait notamment contribuer à l’augmentation de la prévalence de l’obésité infantile.

Nous vivons dans une société où il est facile, bon marché et pratique de manger des aliments malsains. Les écoles se doivent de montrer l’exemple aux enfants en leur proposant des aliments sains qui soient adaptés à leurs besoins et non des snacks gras et sucrés afin de concorder avec les slogans nutritionnels qu’ils reçoivent via les médias.

(Par Adrien Loreis, diététicien, d'après Center for Advancing Health (2009, December 6). "Kids eat less junk food when middle schools stop providing it". ScienceDaily. Retrieved December 8, 2009.)

SOURCE : Health and Food

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