Excès de cholestérol et maladies cardiovasculaires : la communauté scientifique et médicale fait le point

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La communauté scientifique et médicale rappelle le rôle de l’excès de cholestérol dans la survenue de maladies cardiovasculaires et les bénéfices de son traitement médicamenteux. En effet, dans son édition datée du 13 juin 2007, le quotidien Le Monde a rapporté les propos tenus par le Docteur Michel de Lorgeril, à l'occasion de la parution de son livre « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament », dont le sujet est « d'innocenter » le cholestérol dans la genèse des maladies cardiovasculaires et de nier le rôle des traitements médicamenteux.

Ces propos méritent d'être relevés car leur publication dans un organe de presse sérieux et leur reprise depuis dans d’autres supports de communication risquent d'apporter du crédit à des théories scientifiquement inexactes et de porter préjudice à des patients actuellement traités et qui arrêteraient leur traitement sur la foi de ces mauvais conseils.

Aussi, les sociétés savantes expertes dans le domaine de la prévention cardiovasculaire et signataires de ce communiqué, rappellent unanimement :

  • que l'hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol sanguin) est un des principaux facteurs de risque d'infarctus du myocarde. Le poids des preuves mettant en avant le rôle du cholestérol dans le risque cardiovasculaire est parmi les plus élevés dont nous disposions en matière scientifique.

  • que depuis 1994, plus de 20 essais thérapeutiques, de haute qualité scientifique et ayant enrôlé plus de 100 000 patients ayant divers niveaux de risque cardiovasculaire et diverses valeurs de cholestérol dans le sang, ont démontré sous toutes les latitudes, que la diminution du cholestérol LDL (le « mauvais cholestérol ») au moyen d’une statine (médicament anti-cholestérol), permet de diminuer de façon proportionnelle le risque d’infarctus du myocarde et permet chez les patients les plus à risque de prolonger leur durée de vie.

  • que, si la modification de certaines habitudes alimentaires peut exercer effectivement un effet favorable sur le risque d’infarctus du myocarde, cette démarche est complémentaire et non substituable à la prescription d’une statine chez les patients qui relèvent de ce traitement à partir des données scientifiques et des recommandations en vigueur.

  • que chez les patients ayant déjà fait un accident vasculaire et chez ceux ayant un risque élevé de survenue d’un accident, la diminution du LDL cholestérol par une statine tient une place majeure. Il est donc particulièrement important que ces patients n'interrompent pas un traitement dont les bénéfices sont prouvés.

  • que le traitement du cholestérol par une statine doit toujours s'intégrer dans un ensemble de mesures d'hygiène de vie, activité physique, régime, arrêt du tabagisme, également indispensables pour réduire le risque d'accidents cardio-vasculaires.

Sociétés savantes signataires :

  • Société Française de Cardiologie (SFC)
  • Fédération Française de Cardiologie (FFC)
  • Collège National des Cardiologues Français (CNCF)
  • Nouvelle Société Française d’Athérosclérose (NSFA)
  • Société Française d’Hypertension Artérielle (SFHTA)
  • Association de Langue Française pour l'Etude du Diabète et des Maladies Métaboliques (ALFEDIAM)
  • Société Française de Nutrition (SFN)

SOURCE : Communiqué de Presse de la FFC et SFC

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