Eurobaromètre « Santé, alimentation et nutrition » : questions et réponses

lu 2446 fois

La réalisation de cette enquête s'est étalée sur les mois de novembre et décembre 2005. Les principaux thèmes abordés dans cette enquête Eurobaromètre sur les caractéristiques des Européens en termes de santé et de condition physique portent sur les habitudes alimentaires dans l'Union européenne, le régime alimentaire et les problèmes liés à une surcharge pondérale, l'activité physique des répondants.

Les Européens s’estiment-ils en bonne santé ?

Plus de trois quarts (76%) des Européens se considèrent en bonne santé. Le pourcentage des répondants estimant être en bonne santé est généralement plus élevé dans les quinze anciens États membres que dans ceux qui ont adhéré à l’Union en 2004. Cette perception de la santé semble particulièrement liée au poids du répondant.

Plus d’un quart des répondants ont déclaré souffrir d’une maladie durable ou avoir un problème de santé. Il est à noter que, d’une manière générale, les Scandinaves sont plus susceptibles d’être affectés par une maladie durable ou un problème de santé. L’existence de problèmes de santé semble être liée à l’âge, au poids et à la situation socioprofessionnelle du répondant.

Quels sont le poids moyen et la taille moyenne des citoyens de l’UE ?

Les personnes du Nord-Ouest de l’Europe sont généralement plus grandes que les Européens du Sud. Dans la plupart des États membres, la taille moyenne s’est accrue depuis 2002 et est aujourd'hui de 169,9 cm au niveau européen. La taille moyenne des citoyens varie considérablement d'un pays à l'autre et semble être supérieure, en 2005, au niveau qu’elle atteignait en 2002.

Il est à noter que les personnes en bonne santé présentent l'indice de masse corporelle le plus bas. Le poids des citoyens a augmenté dans 11 des 15 États membres, les hausses les plus spectaculaires étant enregistrées au Luxembourg (2,7 kg), au Danemark (1,7 kg) et en Irlande (1,6 kg).

Une petite majorité des citoyens de l'Union européenne (55%) estiment que leur poids est correct. Par rapport à l’enquête de 2002, ce chiffre demeure plus ou moins inchangé. Les femmes se montrent plus critiques envers leur poids: un pourcentage nettement plus élevé de femmes (44%) que d’hommes (32%) jugent leur poids trop élevé, ce qui donne une moyenne de 38% des Européens qui se trouvent trop gros. Par rapport à 2002, le niveau de changement varie énormément entre les pays: le sentiment d'être en surpoids a pris une ampleur certaine en Grèce (+7 points) et en Belgique (+7 points) mais a sensiblement diminué en Espagne (-5 points), au Portugal (-5 points) et au Royaume-Uni (- 5 points).

Comment les Européens conçoivent-ils une alimentation saine ?

Une majorité d’Européens considèrent qu’une «alimentation saine» consiste à respecter un «régime alimentaire équilibré et varié», mais aussi à consommer davantage de fruits et légumes. Il est intéressant de souligner que les personnes qui sont trop grosses ou s’estiment en surpoids connaissent mieux les avantages qu’il y a à consommer plus de légumes et moins d’aliments gras. Dans l’Union européenne, deux tiers des citoyens estiment qu’il est facile de s’alimenter sainement. Néanmoins, une analyse de ce résultat par pays révèle que les opinions divergent très nettement sur ce point et, en particulier, que le degré de satisfaction est plus bas dans la plupart des nouveaux États membres.

Le mode de vie des citoyens de l’UE, en particulier le manque de temps, semble être le principal obstacle à une alimentation saine. Ce manque de temps est principalement mentionné par des personnes ayant un statut socioprofessionnel élevé. En revanche, les répondants les plus jeunes, ceux qui ont quitté l’école prématurément et ceux qui présentent une surcharge pondérale tendent à indiquer plus fréquemment que les autres catégories qu’ils trouvent les aliments sains un peu fades. À l’échelon européen, environ un répondant sur cinq a déclaré qu’il ou elle avait suivi un régime au cours des douze derniers mois. Les personnes qui ont suivi un régime l'ont fait de leur propre initiative ou sur conseil de leur médecin. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'avoir suivi un régime ou modifié leurs habitudes alimentaires. Une consommation plus importante de légumes et la réduction de la consommation de graisses sont les changements d’habitudes alimentaires qui ont été cités le plus souvent.

Pour quels motifs les Européens modifient-ils généralement leurs habitudes alimentaires ?

La volonté de perdre du poids et le souci de rester en bonne santé sont les principales raisons avancées par les répondants pour expliquer la modification de leurs habitudes alimentaires. De manière tout à fait logique, les personnes trop grosses sont celles qui ont mentionné le plus souvent «perdre du poids», tandis que celles qui jugent leur poids correct ont cité plus fréquemment «rester en bonne santé». Les personnes en mauvaise santé et les retraités ont quant à eux évoqué plus souvent «une maladie ou des problèmes de santé». Une forte majorité des répondants (83%) sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle l’obésité chez les enfants a augmenté au cours des cinq dernières années. Plus de neuf répondants sur dix estiment que la publicité et la promotion alimentaires influent sur les choix d’aliments et de boissons par les enfants.

Quel type de mesures les Européens suggéreraient-ils en vue d'améliorer le régime alimentaire ?

Une information accrue des parents et l'éducation des enfants à l'école sont considérées comme les meilleurs moyens d'améliorer le régime alimentaire des enfants. À nouveau, la priorité donné aux différentes mesures proposées varie considérablement d’un État membre à l’autre. Pour lutter contre l’obésité chez les enfants, les citoyens de l'Union européenne plaident pour un renforcement des activités physiques dans le cadre scolaire et une sensibilisation accrue à une alimentation saine et à l’exercice physique.

Les Européens pensent-ils que l’UE traverse une crise d’obésité ?

Plus de 80% des Européens estiment que le nombre d’adultes ayant des problèmes de poids est plus élevé aujourd’hui que cinq ans auparavant. Dans la plupart des pays, le pourcentage des personnes interrogées partageant ce point de vue dépasse les 70%. L’ensemble des Européens semblent conscients des risques pour la santé liés à l’obésité. Près de 95% des citoyens de l’Union européenne souscrivent à l’affirmation selon laquelle l’obésité constitue un danger pour la santé.

Les Européens font-ils de l’exercice ?

En ce qui concerne l’activité physique, une petite majorité (51%) des citoyens de l’Union européenne ont déclaré avoir exercé une activité physique au travail. Néanmoins, l’intensité de cette activité n’est pas particulièrement importante et varie énormément en Europe. Les travailleurs manuels et les indépendants tendent à être nettement plus actifs physiquement au travail. Le degré d’activité physique des Européens se déplaçant d’un endroit à l’autre semble relativement limité.

Bien que près de 90% des personnes interrogées aient déclaré qu’elles avaient exercé une activité physique au cours des sept jours précédents, en se déplaçant d’un endroit à un autre, seuls 22% des répondants ont fait état d’une importante dépense physique. En outre, il semble y avoir un lien évident entre la santé du répondant, son poids et l’intensité de l’effort physique consenti lors des déplacements.

Quel type de sports les Européens pratiquent-ils ?

Bien que près de 90% des citoyens de l’UE aient déclaré qu’ils avaient exercé une activité physique à l’extérieur au cours des sept jours précédents, seuls 27% ont qualifié cette activité d’intensive. Dans tous les pays ayant participé à l’enquête, ce pourcentage est d’au moins 80%. Peu d’Européens pratiquent un sport ou participent à des activités récréatives ou de loisirs de manière intensive. Dans plus de la moitié des pays, plus de 40% des répondants n’ont aucune activité de ce type.

Les jeunes et les personnes qui ont fait de longues études semblent les plus susceptibles de participer à ce genre d’activités. Les citoyens de l’Union européenne ont consacré, en moyenne, 1,7 jour à une activité physique intense au cours des sept jours précédents. Dans les quinze anciens États membres, cette moyenne est passée de 1,4 jour à 1,6 jour entre 2002 et 2005. Les degrés d’activité varient considérablement d’un État membre à l’autre.

Les Européens mènent-ils une vie sédentaire ?

Les répondants ont déclaré qu’ils restaient assis, en moyenne, un peu plus de six heures par jour, les jours normaux. De toute évidence, le temps qu’ils passent assis dépend dans une large mesure de leur profession et, une fois de plus, la moyenne varie considérablement d'un État membre à l’autre. Trois quarts des citoyens de l’UE estiment que la région dans laquelle ils habitent offre suffisamment de possibilités pour la pratique d’une activité physique. En outre, deux répondants sur trois considèrent que les clubs et centres sportifs locaux proposent une large palette d’activités physiques. Enfin, il est à noter qu’un peu plus de la moitié des personnes interrogées ne semblent pas avoir le temps de profiter des infrastructures disponibles dans leur région pour la pratique d’une activité physique.

Les Européens sont-ils favorables à une action des pouvoirs publics dans la lutte contre l'obésité?

Une majorité très nette de citoyens de l’Union européenne (85%) souhaitent que les pouvoirs publics prennent des mesures en vue de promouvoir une alimentation saine et la pratique d'un exercice physique, propres à assurer le maintien d’un poids normal.

Pour tout renseignement complémentaire, consulter :

Source : Copyright © Communautés européennes, 2006

SOURCE : Communautés européennes

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s