Du lithium contre l'agressivité

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Le lithium est présent dans de nombreux aliments, dont les céréales et les légumes (0,5 à 3,4 mg/kg), les produits laitiers (0,5 mg/kg) et, en quantité moins importante, la viande (0,012 mg/kg). Les apports alimentaires en lithium varient fortement, notamment en fonction de la teneur des eaux de boisson.

L’absorption se fait au niveau de l’intestin grêle et l’excrétion par les reins. Le lithium est bien distribué dans l’organisme, avec une concentration plus importante dans le cervelet, le cerveau et les reins. Son taux sérique est proportionnel aux apports.

Des études ont montré une augmentation de l’agressivité et de la criminalité lorsque la concentration en lithium des eaux de boisson était faible. Le métabolisme de celui-ci est complexe et mal connu ; une concentration faible dans l’organisme, liée à des apports alimentaires insuffisants ou secondaire à certaines pathologies comme l’insuffisance rénale, aurait un rôle néfaste sur le comportement. Le lithium est utilisé depuis longtemps en psychiatrie. La détermination d’apports recommandés est difficile ; ils ont été estimés, provisoirement, aux Etats-Unis, à 1 mg/j pour un adulte de 70 kg. Les populations dont les apports en lithium doivent être plus particulièrement surveillés sont les enfants, les adolescents, les femmes qui allaitent, ainsi que les patients dialysés.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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