Des nuits trop courtes ou trop longues augmentent le risque de diabète

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Une étude supervisée par des chercheurs de la Faculté de médecine de l'Université Laval révèle que des nuits de sommeil trop courtes ou trop longues augmentent le risque de souffrir de diabète de type 2 ou d'intolérance au glucose. Ce risque est 2,5 fois plus élevé chez les personnes qui dorment moins de 7 heures ou plus de 8 heures par nuit. Les détails de cette découverte ont été publiés récemment sur le site Web de la revue Sleep Medicine.

Des nuits trop courtes ou trop longues augmentent le risque de diabète - Crédit photo : www.secrets-de-filles.fr Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les habitudes de vie de 276 sujets sur une période de 6 ans. Les chercheurs ont pu établir qu’au cours de cette période environ 20 % des petits et des grands dormeurs ont commencé à souffrir de diabète de type 2 ou d’intolérance au glucose, contre seulement 7 % chez les sujets qui avaient des nuits de durée moyenne. Même en tenant compte de l’effet attribuable aux différences de masse corporelle entre les participants, le risque de diabète et de résistance à l’insuline demeurait tout de même deux fois plus élevé chez les petits et les grands dormeurs que chez les dormeurs moyens.

Les chercheurs soulignent par ailleurs qu’il n’y a pas que le risque de diabète qui soit lié à la durée du sommeil. Un nombre grandissant d’études met en lumière une relation similaire en ce qui concerne l’obésité, les maladies cardiovasculaires et la mortalité prise dans son ensemble. « Chez l’adulte, il semble y avoir une durée de nuit optimale d’environ 7 à 8 heures qui protège contre les maladies courantes ou contre une mort prématurée », observent les auteurs.

De plus en plus de gens semblent toutefois s’éloigner de cet optimum. Un sondage mené en 1960 concluait que la population américaine dormait en moyenne de 8 à 8,9 heures par nuit; en 1995, cette moyenne n’était plus que de 7 heures. Une enquête effectuée en 2004 par le National Center for Health Statistics révélait que le tiers des adultes américains de 30 à 64 ans dormaient moins de 6 heures par nuit.

Les auteurs de cette étude sont Jean-Philippe Chaput, Angelo Tremblay et Jean-Pierre Després, de l’Université Laval, Claude Bouchard, du Pennington Biomedical Research Center à Bâton-Rouge, ainsi qu’Arne Astrup, de l’Université de Copenhague.

(Par Jean-François Huppé - Université Laval - Communiqué du 21 avril 2009)

SOURCE : Université Laval

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