Des chercheurs découvrent un nouveau bienfait potentiel du sirop d'érable sur la santé du foie

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Que ce soit pour son goût unique, sa polyvalence en cuisine ou ses composés phénoliques aux propriétés antioxydantes, le sirop d'érable est un produit Canadien fort apprécié et qui ne cesse de nous surprendre. Le Dr Keiko Abe de l’école supérieure des sciences de l’agriculture et de la vie de l’Université de Tokyo, a piloté une étude qui révèle que le sirop d’érable pourrait promouvoir une meilleure santé du foie.

Le sirop d'érable a déjà entamé une percée intéressante auprès de la communauté scientifique internationale et des consommateurs d'un peu partout dans le monde, surtout au Japon, lui portent un grand intérêt. C'est que les Japonais, constamment à l'affût des aliments naturels jouant un rôle en prévention de maladies, sont friands du sirop d'érable pur à 100 % du Canada et s'intéressent particulièrement à ses différentes vertus. Dre Keiko Abe de l'école supérieure des sciences de l'agriculture et de la vie de l'Université de Tokyo, a piloté une étude qui révèle que le sirop d'érable pourrait promouvoir une meilleure santé du foie.

L'étude démontre que des rats de laboratoire en bonne santé, suivant un régime dans lequel certains des glucides avaient été remplacés par du sirop d'érable pur à 100 % du Canada, ont obtenu de bien meilleurs résultats aux tests de fonction hépatique que les rats des groupes témoins suivant un régime comprenant un mélange de sirop (*) au contenu en sucre semblable à celui du sirop d'érable, mais sans les composés bénéfiques de ce dernier. Les résultats seront publiés dans l'édition de novembre 2011 de Bioscience, Biotechnology, and Biochemistry.

Bien que la plupart des personnes en bonne santé tiennent la fonction hépatique pour acquise, un foie sain revêt une grande importance en raison des centaines de fonctions essentielles à la vie qu'il exécute, notamment le stockage d'énergie (glycogène), la régulation de la glycémie, la production de certains acides aminés (éléments constitutifs des protéines) et le filtrage des substances nocives présentes dans le sang. Selon la Fondation canadienne du foie, il existe plus de 100 maladies différentes du foie, touchant environ un Canadien sur dix incluant hommes, femmes et enfants.

Ces troubles se manifestent plus souvent chez les personnes d'âge moyen présentant une quantité anormale de lipides dans le sang, ou souffrant d'embonpoint, de diabète ou d'insulinorésistance. Réunies, ces conditions constituent ce que l'on appelle le syndrome métabolique. « Il importe de reconnaître les facteurs causant une insuffisance hépatique, c'est-à-dire nos choix en matière de mode de vie, notamment une alimentation déficiente, le stress et le manque d'exercice, de même qu'une exposition aux polluants environnementaux », précise Dre Melissa Palmer, professeure clinicienne et directrice médicale en hépatologie à l'Université de New York à Plainview.

« Les résultats préliminaires encourageants de cette étude mettent l'accent sur l'importance d'adopter de saines habitudes alimentaires pour aider à contrebalancer les facteurs environnementaux et liés au mode de vie pouvant nuire à la fonction hépatique; même notre choix d'édulcorant figure parmi ces facteurs. Aux récentes conclusions de Dre Abe s'ajoutent des études publiées selon lesquelles le sirop d'érable pur à 100 % du Canada se révélerait un meilleur choix d'édulcorant en raison de sa teneur élevée en antioxydants polyphénoliques et de la présence de vitamines et de minéraux », souligne Dre Palmer.

Les animaux ont été évalués par nutrigénomie, une des plus récentes méthodes analytiques en matière de nutrition. Dans le cadre de l'étude, les rats suivaient un régime composé à 20 % de sirop d'érable pur ou à 20 % d'un mélange de sirop au contenu en sucre semblable à celui du sirop d'érable, mais sans les composés bénéfiques de ce dernier. Après 11 jours, les rats consommant du sirop d'érable montraient une baisse importante des taux d'enzymes hépatiques AST, ALT et LDH dans le sang, des biomarqueurs servant à évaluer la fonction hépatique. Les observations recueillies dans le cadre du profilage d'expression génétique suggèrent la présence d'un mécanisme par lequel la consommation de sirop d'érable inciterait les gènes liés à la production d'ammoniac nuisible dans le foie à diminuer leur productivité, c'est-à-dire à devenir moins actifs.

« Cette recherche contribue à notre compréhension grandissante du remarquable potentiel du sirop d'érable pour la santé, mentionne Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Nous avons appris précédemment que le sirop d'érable contient des composés antioxydants pouvant contribuer à réguler le métabolisme du glucose et à stimuler la sécrétion d'insuline, favorisant peut-être la gestion du diabète de type 2. À l'heure actuelle, Dre Abe étudie les corrélations entre la consommation de sirop d'érable et la santé du foie. Ses toutes dernières conclusions nous offrent encore plus de raisons de savourer notre sirop d'érable. »

Cette étude a été financée par le Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec (CDAQ) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) au nom de l'Industrie canadienne du sirop d'érable de même que par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

(*) Sucrose 66,2 %; glucose 0,5 %; fructose 0,3 % et eau 33 %.

SOURCE : CNW Telbec

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