Déficience en Vitamines D : quelles réponses alimentaires ?

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La vitamine D, au-delà de son rôle connu dans l’équilibre calcique de l’organisme, participe à nos défenses immunitaires et pourrait intervenir dans la prévention des maladies cardiovasculaires et de certains cancers(1). Beaucoup trop de français souffre d’une déficience en vitamine D(2). L’une des réponses à ce problème de santé publique est alimentaire.

Il ne faut pas sous-estimer le rôle de la vitamine D dans notre organisme. Les études scientifiques récentes tendent à montrer que ce nutriment jouerait un rôle beaucoup plus important qu’on ne l’imagine.

On sait déjà que cette vitamine joue un rôle majeur dans l’équilibre du stock calcique de l’organisme. Une carence affecte la minéralisation du squelette et favorise l’apparition de douleurs osseuses (voire de fractures). Chez l’enfant, la carence en vitamine D peut être à l’origine de déformations du squelette, l’ostéomalacie ou le rachitisme carentiel.

Les études scientifiques récentes montrent que la vitamine D a, aussi, une action avérée sur le système immunitaire. Elle participe au mécanisme des défenses anti-infectieuses. En effet, elle est capable de stimuler l’immunité innée, responsable de la défense anti-infectieuse mais aussi d’inhiber l’immunité acquise, impliquée dans certaines maladies auto-immunes.

L’impact du statut en vitamine D sur la fréquence des maladies auto-immunes est quant à lui suggéré par des données d’observation montrant un lien entre une plus grande fréquence de certaines maladies auto-immunes (diabète de type 1, sclérose en plaques (SEP), polyarthrite rhumatoïde) et le fait de vivre dans des pays éloignés de l’Equateur(3), de ne pas s’exposer au soleil(4) ou d’avoir des apports en vitamine D faibles(5).

Autres découvertes récentes révélées par les études scientifiques : le rôle joué par la vitamine D sur les proliférations cellulaires, et notamment les angiogenèses malignes(6). Ce faisant, la vitamine D participerait à la prévention d’événements cardiovasculaires, de certains cancers ou de maladies auto-immunes.

Il y a deux sources de vitamine D. La première est endogène et couvre, dans l’idéal, deux-tiers des besoins de l’être humain. La peau, sous l’effet du rayonnement des ultraviolets, synthétise la vitamine D. La seconde source provient des aliments, notamment, des poissons dits « gras ». En raison d’un climat souvent peu favorable et d’habitudes alimentaires peu propices à la consommation des sources naturelles, la majorité des Français présente un déficit en vitamine D.

Les apports nutritionnels conseillés, fixés par l’ANSES, de l’ordre de 200 à 400 UI/j (5 à 10 µg /j)(7) sont rarement couverts par l’alimentation, d’où une situation de déficience. Selon les dernières études, la prévalence du déficit en vitamine D (définie par un taux de 25(OH)-vitamine D inférieur à 20 ng/ml) est environ de l’ordre de 40%. Trois quarts des français ont un taux de vitamine D inférieur à 30 ng/ml. La base de données de l’étude INCA2 le confirme : 83% de la population générale consomme moins des 2/3 des apports nutritionnels conseillés.

C’est pourquoi, en France et en Europe, les autorités de sante ont donné leur aval à l’enrichissement en vitamine D de certains produits, dont les huiles alimentaires. Sachant que le taux maximal tolérable a été fixé à 50 µg/j pour un adulte. Au-delà, il y a risque de surconsommation.

En 2003, à la suite de ces recommandations, Lesieur, avec ISIO 4, est la première entreprise agro-alimentaire à enrichir une huile alimentaire en vitamine D.

Aujourd'hui la réglementation européenne (règlement CE n°1925/2006) permet d’augmenter l’enrichissement en vitamine D. Au regard de la persistance des déficiences dans la population, Lesieur a conduit une étude pour mesurer l'intérêt nutritionnel et la sécurité d'un enrichissement supérieur en vitamine D et en déterminer le taux optimal.

Quels sont les enseignements majeurs de cette étude(8) ?

  • Pour diminuer de manière significative la sous-consommation de vitamine D, un enrichissement des produits alimentaires est recommandé.
  • Quelles que soient les hypothèses étudiées, et notamment la prise cumulée d’aliments enrichis en vitamine D, le risque de surconsommation est proche de zéro. Dans le scénario le plus extrême, très éloigné d'une situation réaliste, il oscille entre 1 et 1,6 %.
  • Dans l’hypothèse d’un enrichissement de 25 µg /100 g de l’huile ISIO 4, sans consommation d’un autre aliment enrichi en vitamine D, le taux de sous-consommants passe de 83,3 % à 75,9 %.
  • Dans l’hypothèse d’un enrichissement de 25 µg /100 g de l’huile ISIO 4, avec consommation d’autres aliments enrichis en vitamine D (à teneurs réalistes), le taux de sous-consommants passe de 83,3 % à 45% (et à 16% si tous les aliments consommés le sont sous forme enrichie).

Sur la base de ces résultats et parce que l'huile est un produit alimentaire qui n'a pas vocation à couvrir la totalité des besoins nutritionnels à lui seul, Lesieur a décidé d'enrichir sa gamme d'huile ISIO4 à hauteur de 25 µg /100 g. Une cuillère à soupe d'huile ISIO4 (=10g) permet donc de couvrir 50% des Apports Nutritionnels Conseillés en vitamine D.

Pour de plus amples informations, consulter Vitamines liposolubles : nouvelles promesses santé

Références

  1. Adams JS, Hewison M 2010 Update in vitamine D. J Clin Endocrinol Metab 95 :471-478
  2. Etude INCA 2
  3. Alonso A et al. Temporal trends in the incidence of multiple sclerosis: a systematic review. Neurology 2008; 71:129-35.
  4. Islam T et al. Childhood sun exposure influences risk of multiple sclerosis in mono-zygotic twins. Neurology 2007; 69:381-8.
  5. Hyppoïnen E et al. Intake of vitamin D and risk of type 1 diabetes: a birth cohort study. Lancet 2001; 358:1500-3.
  6. Hollick MF 2007 Vitamin D Deficiency N Engl J Med 357:266-281
  7. AFFSA 2001 Apports nutritionnels conseillés en vitamine D pour la population française
  8. Quanta Medical. LES_SIM_HUIL_10 (2388)

(Atelier pratique Lesieur - DIETECOM 22 mars 2012)

SOURCE : Nutrition Préventive Isio

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