Débats sur la lutte contre l'obésité à l'Assemblée Nationale : l'ANIA salue la reconnaissance par les députés des engagements de l'industrie alimentaire

lu 3612 fois

Lors de l'examen du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires à l'Assemblée Nationale, les amendements visant à augmenter le taux de la taxe dite INPES et à la rendre obligatoire, ainsi qu'à interdire la publicité autour des émissions destinées à un public d'enfants et adolescents, n'ont pas été adoptés. Le secteur a donc échappé de peu à des mesures qui auraient pu mettre en péril l'économie agroalimentaire et le pouvoir d'achat des Français.

« Débats sur la lutte contre l’obésité à l’Assemblée Nationale : l’ANIA salue la reconnaissance par les députés des engagements de l’industrie alimentaire » - Crédit photo : www.ania.net L’ANIA se réjouit de cette sagesse ! Les mesures d’interdiction n’ont pas d’effet direct ou avéré sur le surpoids et l’obésité. En Suède, où la publicité alimentaire n’a jamais été autorisée sur les écrans jeunesse (enfants de moins de 12 ans), le taux de surpoids chez les enfants est similaire à celui de la France (18%). Au Québec, où la publicité est interdite depuis 1980, le taux d’obésité infantile est passé de 11,5% en 1981 à 29,4% en 1991 : l’interdiction de la publicité alimentaire à la télévision n’a donc pas permis d’inverser la courbe de progression de l’obésité.

Et pour cause : l’obésité est multifactorielle. La prévention et l’éducation nutritionnelle, au travers d’actions pédagogiques collectives et concertées, constituent les seules solutions durables permettant à terme d’influencer positivement les habitudes de consommation et l’hygiène de vie des consommateurs, et in fine, de réduire le surpoids et l’obésité.

L’industrie agroalimentaire s’est ainsi volontairement engagée à financer des programmes courts d’éducation pour favoriser les bons comportements de vie, d’alimentation et d’activité physique, en signant le 18 février dernier, la Charte pour « promouvoir une alimentation équilibrée et une activité physique dans les programmes et les publicités diffusés à la télévision ».

Consciente des attentes fortes quant à l’application de cette Charte, l’ANIA recommande de mettre en uvre les mesures appropriées. L’ANIA reste également mobilisée pour faire connaître les 250 actions menées par les entreprises alimentaires dans le domaine de la nutrition, de l’éducation, de l’information du consommateur et de la recherche. La Fondation pour l’Alimentation et la Santé sera un vecteur incontournable de la visibilité globale du secteur en tant qu’acteur sur les questions de nutrition.

SOURCE : ANIA

Cela pourrait vous intéresser

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s