Contre l'obésité, l'Inserm propose de subventionner fruits et légumes

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En France 30 % des adultes et 16 % des enfants et des adolescents se trouvent être en surpoids. La prévalence de l'obésité est passée, chez nous, de 8 à 11 % pour l'adulte entre 1998 et 2003, de 2 à 4 % pour les moins de 15 ans. Hier, l'Inserm présentait aux sénateurs un rapport sur l'obésité que lui a commandé l'Opeps (Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé).

L’Institut notifie, dans son rapport, que « plus on mange gras ou sucré, moins on mange cher ». Cette tendance pourrait s’inverser si les pouvoirs publics subventionnaient les fruits, les légumes et tout autre « aliment à faible densité énergétique et à forte valeur diététique, afin qu’il soit plus accessible aux ménages modestes ».

Une telle mesure ferait valoir « la détermination des pouvoirs publics à conduire une politique volontaire dans ce domaine ». L’Institut considère qu’au nom de la justice sociale (l’obésité frappant davantage les populations vulnérables), les pouvoirs publics sont en droit d’intervenir et mettre l’accent sur l’étiquetage.

En 2001, le programme PNNS entendait réduire de 20 % la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les adultes, et en enrayer la progression chez les jeunes. L’Opeps note que l’objectif est loin d’être atteint, que le PNNS devrait relever directement de Matignon et l’obésité, être déclarée « cause nationale ». L’obésité favorise en effet certaines pathologies, diabète ou maladies cardiovasculaires.

(AFP, 12/10. Le Monde, Le Figaro, 20 Minutes, Challenge, 13/10)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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