Consommer du thé chaque jour pour prévenir le cancer de l'ovaire

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La consommation quotidienne d'une ou deux tasses de thé vert ou noir pourrait réduire le risque de contracter le cancer de l'ovaire, suggère une étude suédoise dont les résultats publiés lundi dans la revue « Archives of Internal Medicine » demandent toutefois confirmation.

Jusqu'à maintenant, peu d'études épidémiologiques avaient examiné le rapport spécifique entre la consommation de thé et le risque de cancer des ovaires qui compte pour 3% de tous les cancers chez les femmes et qui représente la quatrième cause de leur mortalité par cancer aux Etats-Unis, selon l'American Cancer Society (ACS).

L'étude a porté sur 61.057 Suédoises âgées de 40 à 76 ans qui ont répondu et validé, de 1987 à 1990, un questionnaire rigoureux sur leurs habitudes alimentaires, portant sur les fréquences de consommation de 67 références, et ont été suivis pour l'incidence de cancer sur une période de 15 ans jusqu'en 2004.

Pendant cette période, 301 femmes ont développé un cancer ovarien. "Nous avons constaté une diminution de 46% des risques de cancer ovarien chez les femmes buvant une à deux tasses de thé tous les jours comparativement à celles n'en consommant pas", ont indiqué Susanna Larsson et Alicja Wolk, du Karolinska Institute de Stockholm qui ont conduit cette recherche. Une consommation quotidienne inférieure à deux tasses a également permis de réduire les risques, mais de manière plus limitée.

Les chercheurs n'ont pas fait de distinction dans leurs résultats entre les femmes buvant du thé vert de celles ayant pris du thé noir. Ces deux variétés de thé contenant des polyphénols, anti-oxydants puissants qui protègent apparemment les cellules et empêchent le développement du cancer.

La conclusion de ces résultats suggèrent que la consommation de thé est associée à un risque réduit d'une façon dose-réponse, chaque tasse de thé additionnelle par jour ayant été associée à un risque 18% inférieur de cancer ovarien.

Les deux scientifiques de l'étude suédoise, Susanna Larsson et Alicja Wolk, soulignent que des recherches supplémentaires sont nécessaires. pour expliquer certaines incohérences en rapport avec des résultats contradictoires issus d'études précédentes cherchant à déterminer si le thé pouvait aider à prévenir différents types de cancer.

(Archives of Internal Medicine, 2005 ; 165 : 2683-2686.)

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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