Consommation d'alcool et infarctus

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Classiquement, la relation entre alcool et risque coronarien suit une courbe en J : les buveurs modérés ont un risque plus faible que les abstinents, et les gros buveurs ont un risque élevé.

Il faut aussi tenir compte des modalités de consommation. Ainsi, une consommation modérée protège des maladies coronariennes à condition qu'elle soit régulière : le profil des lipides est meilleur, avec principalement une augmentation des lipoprotéines de haute densité (HDL). Des effets positifs sont également observés sur la coagulation sanguine et l'insulinorésistance.

En revanche, les personnes ne buvant pas ou peu en temps normal et beaucoup en soirée s'exposent au risque de maladies cardiovasculaires, le nombre d'infarctus étant plus élevé le lundi, suite aux excès d'alcool du week-end. Par ailleurs, il est préférable de boire de l'alcool au cours des repas, la présence de nourriture diminuant son absorption et accélérant son élimination.

Il est difficile d'établir l'impact du type d'alcool consommé, qui, très souvent, est lié à des différences de culture et de mode d'alimentation… Quelques effets protecteurs du vin ont quand même pu être observés. Les habitudes des buveurs d'alcool sont donc aussi importantes que le volume bu dans la détermination du risque d'infarctus.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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