Consommation d'acides gras trans dans le monde

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Les acides gras trans (AGT) que nous consommons proviennent de l'hydrogénation industrielle des huiles (margarines et graisses de friture en contiennent 40 à 50 %) et des matières grasses animales (produits laitiers et viandes) par biohydrogénation naturelle chez les ruminants, qui en contiennent 1 à 8 %.

En Amérique du Nord, la consommation d’AGT est estimée à 3-4 g/jour par les questionnaires de fréquence de consommation et dépasse les 10 g/jour par extrapolation du contenu en AGT du lait humain.

Néanmoins, une baisse de leur consommation est enregistrée : elle passe de 2,2 % de l’apport énergétique total en 1980 à 1,52 % en 1990. Cette baisse devrait encore s’accentuer avec l’obligation de l’étiquetage depuis janvier 2006.

En Europe, la consommation d’AGT est plus faible dans le sud de par l’utilisation prépondérante d’huile d’olive. La France reste relativement protégée (2,3 g/jour) grâce à une consommation traditionnelle de graisses animales. Les consommations d’AGT varient ainsi de minima oscillant entre 1,4 et 2,1 g/jour (Italie, Portugal, Grèce, Espagne) à des maxima de 4 à 5,4 g/jour (Norvège, Belgique, Pays-Bas, Islande).

Comme aux Etat-Unis, une réduction des consommations est observée en Europe et devrait se poursuivre grâce à une législation plus stricte obligeant à revoir à la baisse l’utilisation des graisses végétales hydrogénées dans la formulation des produits industriels (snacks, biscuits...).

Quant à l’Asie, la consommation y est basse : 0,6 g/j en Corée, 0,1 à 0,3 g/j au Japon.

Pour en savoir plus : Risques et bénéfices pour la santé des acides gras trans apportés par les aliments – Recommandations Afssa, mars 2005.

(Craig-Schmidt MC. Atherosclerosis supplements 2006 ; 7 : 1-4.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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