Comprendre et améliorer les habitudes nutritionnelles et le mode de vie des adolescents européens

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La clé du succès en matière de promotion de la santé et de prévention des maladies au 21e siècle consiste à créer un environnement autorisant un comportement et un mode de vie favorables à une bonne santé. Le projet HELENA (Healthy Lifestyles in Europe by Nutrition in Adolescence ou Des modes de vie sains en Europe par la nutrition au cours de l'adolescence) est un projet de grande envergure visant à comprendre et à améliorer de manière efficace les habitudes nutritionnelles et le mode de vie des adolescents européens.

Financé par la Commission Européenne, ce projet étudiera à l’aide de méthodes classiques les jeunes de 13 à 16 ans de 10 pays, avec pour objectif l’élaboration d’un programme d’éducation portant sur le mode de vie.

Pourquoi cette étude ?

On pense que l’origine de nombreuses maladies non transmissibles se situe dans l’enfance ou l’adolescence. Cependant, la relation entre ces maladies et le mode de vie et les attitudes des adolescents, leur physiologie, les facteurs génétiques et environnementaux est une relation complexe et encore mal comprise.

L’adolescence est une période cruciale au cours de laquelle se produisent des changements qui retentissent sur les besoins nutritionnels et les habitudes. De nombreuses habitudes favorables (ou défavorables) à la santé sont acquises à cet âge. La croissance et l’évolution de la composition corporelle sont rapides, la pression sociale et psychologique augmente et les messages liés à la santé ne semblent pas efficaces.

Les objectifs généraux d’HELENA

Harmoniser les méthodes d’évaluation de la santé des adolescents
Le projet HELENA propose une approche intégrée des problèmes cités précédemment, dans laquelle plusieurs études multicentriques se penchent sur toute une série de facteurs interdépendants : l’apport alimentaire, les connaissances en matière de nutrition, les comportements alimentaires, les choix et les préférences alimentaires, la composition corporelle, les lipides plasmatiques et le profil métabolique, le statut vitaminique, la fonction immunitaire liée au statut nutritionnel, l’activité physique et l’aptitude physique, ainsi que le génotype. Ce dernier doit permettre aux chercheurs d’explorer les relations entre les prédispositions génétiques d’un individu et l’environnement, en étudiant, par exemple, le risque pour les individus obèses de développer d’autres maladies associées à l’obésité, comme le diabète ou la maladie coronarienne.

Les partenaires de cette étude ont pour objectif d’élaborer et d’harmoniser des méthodes d’évaluation des habitudes et du mode de vie, de sorte que les paramètres destinés à mesurer le statut nutritionnel, la qualité de l’alimentation et l’aptitude physique des adolescents soient les mêmes dans tous les centres participant à l’étude. Ainsi, la santé des adolescents pourra être facilement comparée entre différents pays européens.

Améliorer les programmes d’éducation portant sur le mode de vie
Grâce au recueil de données sur les habitudes alimentaires, l’activité physique, le statut nutritionnel, les connaissances, les attitudes, les choix et les préférences alimentaires, il sera possible de dresser le portrait de l’adolescent européen. Celui-ci sera combiné à d’autres données sur les différences et les points communs régionaux, culturels, sociaux, génétiques et liés au sexe en Europe, afin de faciliter l’élaboration d’un programme d’éducation portant sur le mode de vie.

L’un des aspects novateurs d’HELENA est l’utilisation d’une approche par la «logique floue» dans une intervention personnalisée par ordinateur, afin de rédiger des conseils individualisés destinés à optimiser les habitudes alimentaires des adolescents. La méthode d’évaluation du régime alimentaire nécessaire à la mise au point de cet outil sera validée à l’aide de données transversales sur les apports alimentaires. Son efficacité dans les différentes populations européennes sera évaluée pour la première fois.

Améliorer l’identification des adolescents à risque
Une autre partie du projet consiste à identifier les adolescents à risque de troubles de la nutrition, d’anomalies du profil des lipides sanguins, d’obésité, de diabète de type 2 ou de carence en vitamines et minéraux, telle que l’anémie par carence en fer, sachant qu’une identification précoce contribuera à réduire les manifestations cliniques ultérieures. L’examen des liens génétiques fera partie de ce processus.

Les produits alimentaires favorables à la santé
Les partenaires industriels seront en mesure d’élaborer, à l’intention des adolescents, des produits alimentaires dotés de caractéristiques favorisant une bonne santé, mais également séduisants en termes de caractéristiques sensorielles et d’emballage. L’un des objectifs consiste à identifier ce que les adolescents considèrent comme des produits alimentaires «traditionnels » et à déterminer si ces produits peuvent être facilement réintroduits dans le régime de l’adolescent européen.

La compétence au plus haut niveau

Coordinateur du projet, le Professeur Luis Moreno de l’université de Saragosse (Espagne), qui a rassemblé au total 25 partenaires, estime que ce projet repose sur les expériences antérieures de tous les groupes : «Les participants au projet HELENA sont issus des secteurs universitaire et industriel. Ce groupe est pluridisciplinaire et chacun des partenaires travaille déjà au plus haut niveau dans son propre domaine de compétences.»

Références

Pour plus d'informations sur le projet HELENA, consultez le site internet http://www.helenastudy.com

SOURCE : EUFIC

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