Compléments alimentaires : leur efficacité... preuves à l'appui

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Historiquement, l'optimisation nutritionnelle a toujours été un objectif et la nutrition est une arme thérapeutique depuis le début du 20ème siècle. Les études Suvimax, Paquid [1] et Fleurbaie-Laventie (pour n'en citer que quelques-unes) ont montré le lien entre alimentation et santé. De nombreux nutriments comme la glutamine, l'arginine, la taurine, les acides gras oméga 3 ou les vitamines A, C, E, le zinc et le sélénium, ont suscité un vif intérêt du fait de leur capacité à moduler les fonctions immunitaires.

De nouveaux éléments permettent d'affirmer que la supplémentation a de réels effets sur des pathologies avérées

« Syndicat de la Diététique et des Compléments Alimentaires »

L'étude AREDS [2] a montré l'intérêt des antioxydants dans la prévention de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge), une maladie oxydative de l'½il qui s'accompagne d'une perte progressive de l'acuité visuelle.

Plus récemment une étude américaine, l'étude LAST [3], a montré l'intérêt de 2 caroténoïdes, la lutéine et la zéaxanthine dans le traitement curatif de la maladie avec une récupération, chez certains patients, de l'acuité visuelle. La publication de cette étude a convaincu de nombreux ophtalmologues qui prescrivent aujourd'hui ces compléments alimentaires à leurs patients.

L'implication du stress oxydatif dans la physiopathologie de la maladie de Parkinson n'est plus à démontrer. Une étude [4] publiée dans Archives of Neurology en 2002 a montré qu'une supplémentation en Co-Enzyme Q10 (surtout utile dans le domaine cardiovasculaire et pour lutter contre la fatigue et le vieillisement) pouvait améliorer les signes de la maladie et la qualité de vie des patients.

Le domaine de la prévention est probablement le plus étayé

De nombreuses études ont fait le lien entre les carences en nutriments (vitamine C, E, sélénium, bêta carotène...) et le risque plus élevé de développer un cancer, une maladie neurodégénérative (au premier rang desquelles la maladie d'Alzheimer) ou tout simplement d'accélérer les phénomènes du vieillissement [5]. Si le débat sur l'efficacité des compléments alimentaires n'existe plus, il reste important de les utiliser à bon escient.

De nombreuses situations imposent de renforcer l'immunité et de rééquilibrer l'organisme

La prise en charge de sa santé ne se résume plus aux traitements de la maladie lorsqu'elle survient

La notion « d'état de bonne santé » ne se résume pas non plus à l'absence de maladie... L'état de santé peut être altéré, même en l'absence de maladie avérée. Pour décrire cet état particulier entre l'état de parfaite santé et la maladie, on peut parler d'état de risque de rupture de la santé.

Les répercussions d'un environnement difficile sur le corps et sur l'esprit

Une période difficile de surmenage, de fatigue physique et/ou intellectuelle, une légère déprime qui perdure, la convalescence d'une maladie ou d'une intervention chirurgicale, un état de stress psycho-social ou psycho-socio-professionnel sont autant de situations où nos défenses sont mises à mal, voire dépassées, et qui fragilisent notre santé.

Cela est notamment lié au stress (externe ou non) qui a une répercussion directe sur les mécanismes de défense de l'organisme et sur les ressources immunitaires. Des études montrent que des individus fortement stressés présentent une baisse significative dans le sang des lymphocytes, cellules chargées de produire des anticorps.

C'est pourquoi le stress rend plus fragile aux infections... Au bout de quelque temps, le « carburant nerveux » vient à manquer, on se plaint peu à peu d'une fatigue persistante, de troubles du sommeil, d'irritabilité excessive, de troubles digestifs. C'est à ce stade qu'il faut intervenir et aider l'organisme à se défendre, pour éviter de voir apparaître peu à peu les signes d'épuisement nerveux et physiques, précurseurs d'un état de rupture de santé.

Sans parler de pathologie réelle, de nombreux troubles peuvent survenir :

Certains signes nous avertissent de l'affaiblissement de l'organisme et nous incitent à réagir rapidement. Ils sont d'ordre :

  • psychologiques : manque de concentration, sommeil anarchique, mémoire défaillante, angoisses,...

  • comportementaux : consommation accrue de tabac, absorption importante d'alcool, perte d'appétit ou fringales, alimentation anarchique,...

  • physiques : perte d'énergie/fatigue, troubles digestifs, perte ou prise de poids, réactions cutanées (apparition de boutons), petites infections à répétition (rhume), infections virales (poussées récurrentes d'herpès),...

Les agressions internes ou externes risquent de dépasser nos capacités à nous défendre :

Ce déséquilibre est plus probable s'il existe au préalable des déficiences importantes en vitamines et minéraux, liées à : une mauvaise alimentation ou une alimentation déstructurée, un tabagisme (passif ou non), l'absence d'activité physique ou au contraire la pratique d'un sport mal gérée.

Dans toutes ces circonstances, une surmédicalisation n'est pas nécessaire, la prise de compléments alimentaires est légitime. Elle est souvent la meilleure réponse pour retrouver un état de santé optimal.

La nécessité de s'auto-diagnostiquer et de veiller à un bon état de santé

II est désormais clair pour la majorité des individus qu'une consommation quotidienne d'au moins 5 portions de fruits et de légumes, hebdomadaire de 2 à 3 fois de poissons, mensuelle de 2 ou 3 fois de crustacés et fruits de mer, une consommation modérée de 1 à 3 verres de vin par jour (de préférence riche en tanins) apportent les doses de vitamines et minéraux nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.

En revanche, une mauvaise alimentation, ou tout simplement une alimentation déséquilibrée, un tabagisme actif ou passif, une consommation excessive même occasionnelle de boissons alcoolisées, la pratique inappropriée d'un sport et un stress trop important ou prolongé, et plus encore une inflammation chronique digestive ou articulaire, engendrent une surconsommation de nutriments et puisent dans nos réserves de vitamines et minéraux.

  • Un fumeur consomme 30 % de plus de vitamine C qu'un non-fumeur.
  • Une intervention chirurgicale consomme l'ensemble des défenses exogènes (apportées par l'alimentation) et endogènes (synthétisées par les cellules).
  • Le stress épuise les défenses immunitaires...
La procédure à suivre pour identifier un éventuel état de rupture de santé

Se poser les 10 questions suivantes :

  1. Quelle est votre consommation journalière de fruits et de légumes ?
  2. Quelle est votre consommation hebdomadaire de poisson ?
  3. Quelle est votre consommation mensuelle de crustacés et fruits de mer ?
  4. Quelle est votre consommation journalière d'alcool ?
  5. Etes-vous fumeur ? ou souffrez-vous d'un tabagisme passif quotidien ?
  6. Combien de fois par semaine pratiquez-vous 30 minutes d'activité physique douce ?
  7. Combien d'heures par semaine pratiquez-vous un sport très intensif ?
  8. Souffrez-vous souvent de troubles digestifs, même banals ?
  9. Souffrez-vous fréquemment de douleurs articulaires ou musculaires ?
  10. Quel est votre niveau de stress psychique des 6 derniers mois ?

Rééquilibrer la balance si l'agression s'avère supérieure aux défenses immunitaires

Concrètement :

  • au minimum 5 portions de fruits et légumes de qualité,
  • des repas soigneusement préparés, pris dans une ambiance détendue et conviviale,
  • peu d'alcool sauf quelques 'Bordeaux de bons crus', pas de tabac,
  • 4 à 5 fois 30 minutes d'activités physiques bien pensées,
  • et surtout... pas de stress !
Au total, l'adage selon lequel une bonne alimentation est synonyme de bonne santé s'inscrit dans une équation relativement simple, mais peu souvent résolue... parce que la vie d'une femme active aujourd'hui ne lui octroie pas toujours le temps nécessaire aux courses sur les marchés les mieux fournis, ni le temps nécessaire à la préparation d'un repas équilibré pour la famille.

De plus, les profonds bouleversements qui ont considérablement modifié toute la chaîne de production et de transformation des aliments ne nous garantissent plus les teneurs annoncées de nutriments si bénéfiques.

La quête de la meilleure alimentation a aussi un coût, non accessible à toutes les bourses....

Penser « prévention » et « supplémentation » !

Si la démonstration de l'efficacité des compléments alimentaires n'est plus à faire, celle de la légitimité du réflexe de se supplementer face à de nombreuses situations apparaît elle aussi évidente. La vraie question est bien de savoir comment...

Le grand public face à l'automédication

Chacun est en effet propriétaire de son capital santé. Il est de son libre-arbitre de faire de sa santé un jardin soigné et fertile, ou un terrain abandonné aux mauvaises herbes...

Avisés de notre santé, il nous faut désormais, dès que les conditions se détériorent, savoir apporter à notre organisme le soutien plus ou moins temporaire, plus ou moins prolongé, dont il a besoin, grâce à des compléments alimentaires choisis.

(Par le Docteur Michel BRACK Médecin attaché à l'Unité INSERM 551, Paris - Dossier de presse du SDCA - 23 novembre 2007)

Source : Syndicat de la Diététique et des Compléments Alimentaires (SDCA)

SOURCE : Syndicat de la Diététique et des Compléments Alimentaires

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