Compléments alimentaires : fixation des quantités maximales en vitamines et minéraux

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La Directive européenne 2002/46/CE, le Décret français et la Charte Qualité 2007 du SDCA apportent au consommateur toutes les informations et les garanties de sécurité nécessaires. Mieux informé, mieux protégé, le consommateur peut avoir recours aux compléments alimentaires en toute connaissance de cause et en toute sécurité.

Les quantités maximales définies en France dans les compléments alimentaires seront bientôt harmonisées au niveau européen

« Compléments alimentaires : fixation des quantités maximales en vitamines et minéraux » - Crédit photo : www.journaldunet.com

Aujourd’hui, les quantités maximales sont fixées à l’annexe III de l’arrêté du 9 mai 2006. Pour en citer quelques-uns :

Vitamine A   800 µg Vitamine D   5 µg
Vitamine E   30 mg Vitamine K   25 µg
Vitamine B1   4,2 mg Vitamine B2   4,8 mg
Vitamine B6   2 mg Vitamine B9   200 µg
Vitamine B12   3 µg Vitamine C   180 mg
Calcium   800 mg Magnésium   300 mg
Fer   14 mg Chrome   25 µg
Iode   150 µg Zinc   15 mg
Sélénium   50 µg    

Les quantités maximales de vitamines et de minéraux présentes dans les compléments alimentaires sont fixées pour 1 portion journalière (= quantité de complément alimentaire à consommer par jour) telle que recommandée par le fabricant en tenant compte

  • des limites supérieures de sécurité établies pour les vitamines et les minéraux après une évaluation scientifique des risques, fondée sur des données scientifiques généralement admises, compte tenu de la différence des niveaux de sensibilité de différents groupes de consommateurs,
  • des apports en vitamines et en minéraux provenant d’autres sources alimentaires. Lors de la fixation des quantités maximales, il est également dûment tenu compte des apports de référence en vitamines et en minéraux pour la population.

Des travaux sont en cours au niveau européen pour établir des quantités maximales harmonisées entre tous les pays. L’exercice consiste à définir pour les compléments alimentaires une dose qui ne fasse pas courir aux gros consommateurs le risque de dépasser la limite de sécurité de chaque vitamine ou minéral.

La méthodologie scientifique de fixation des quantités maximales

Les limites de sécurité ont été précisées par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA). Il existe plusieurs modèles mathématiques permettant de prendre en compte les données de consommation alimentaires standards, les consommations d’aliments enrichis et de compléments alimentaires pour définir un apport sans risque pour le consommateur. A partir d’un de ces modèles, les quantités maximales pour la supplémentation sont définies par les états-membres et la Commission. L’établissement des limites de sécurité et l’application des modèles comprennent de nombreux facteurs de précautions.

L’objectif est la juste mesure entre le risque de déficience et le risque d’excès

L’objectif est la juste mesure entre le risque de déficience et le risque d’excès

L’utilisation du modèle élaboré par la Fédération européenne des associations nationales des fabricants de compléments alimentaires et la Fédération d’entreprises impliquées dans les compléments alimentaires aboutit à un classement des vitamines et minéraux en 3 catégories, en fonction de la plus ou moins grande nécessité de faire des recommandations strictes sur la quantité de vitamines ou minéraux pouvant être mise en oeuvre dans les compléments alimentaires.

Catégorie A

Pas de limite fixée car 0 risque identifié lors de consommations élevées en ces nutriments :

  • Vitamine B1
  • Vitamine B2
  • Biotine ou Vitamine B 8
  • Vitamine B12
  • Pantothenate ou Vitamine B 5 Vitamine K
  • Chrome

Catégorie B

Le risque de dépassement des limites de sécurité est faible [1], des quantités maximales sont néanmoins établies pour la sécurité du consommateur. Sont dans cette catégorie :

  • Vitamine B6
  • Vitamine C
  • Vitamine D
  • Vitamine E
  • Vitamine B9
  • Nicotinamide ou Vitamine B3
  • Phosphore
  • Magnésium
  • Molybdène
  • Sélénium

Catégorie C

Il existe un risque potentiel d’apport excessif [2], des quantités maximales plus strictes doivent donc être établies. Sont dans cette catégorie :

  • Vitamine A
  • Calcium
  • Cuivre
  • Fluor
  • iode
  • Fer
  • Zinc
  • Manganèse
  • Béta-carotène

Les compléments alimentaires peuvent utilement compléter un régime qui n’apporte pas (ou plus) suffisamment une couverture des besoins en vitamines et minéraux. Ils le complètent toujours dans le respect des quantités maximales donc à une juste dose qui tient compte des autres apports (en particulier alimentaires).

Rappelons que les compléments alimentaires sont encadrés par une réglementation exigeante : après la directive européenne 2002/46/CE, qui présentait de nouvelles garanties spécifiques pour le consommateur, le décret « Compléments Alimentaires » [3] du 25 mars 2006 complété par l’arrêté « vitamines et minéraux » du 9 mai 2006 offre au consommateur encore plus de garanties et de sécurité. En effet, l’arrêté précise les nutriments pouvant être employés dans la fabrication des compléments alimentaires.

Sources et références :

  1. limite de sécurité très éloignée des AJR (AIR = des valeurs « réglementaires » sans référence à une population particulière et sont utilisés comme référence dans l’étiquetage nutritionnel des produits alimentaires).
  2. limite de sécurité proche des AJR
  3. Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires

(Amélie DENIS, Responsable Nutrition du SDCA, Paris - Petit déjeuner presse SDCA du jeudi 26 juin, Paris)

SOURCE : SDCA

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