Comment s’invite-t-on en France aujourd’hui ?

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Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC) a dirigé l’an dernier la 2ème édition d’une enquête déjà réalisée en 2004 sur la convivialité : 500 Français de 25 à 70 ans ont été interrogés. Dans nos manières d’inviter, il y a des règles qui tiennent bon, mais aussi des évolutions...

« Comment s’invite-t-on en France aujourd’hui ? » - Crédit photo : www.labonnefriture.com Effet de la crise ? Entre 2004 et 2009, la proportion de Français invite au moins une fois par mois a diminué. Plus d’un Français sur trois a diminué le nombre de ses invitations. Près d’un sur trois a décidé de recevoir moins de monde à la fois. Et un sur cinq a remplacé le dîner par un apéritif dînatoire. Toutefois, 7 sur 10 jugent important de maintenir le rythme des invitations.

Les invités sont d’abord les enfants, puis les amis et les membres de la famille. L’invitation en 2010 reste un moyen de maintenir le lien familial. Elle sert aussi de plus en plus à nouer des liens avec les collègues de travail ou les voisins. Elle concerne en moyenne 8 convives, le plus souvent pour un repas, voire un apéritif. Chez les plus jeunes, les invitations de type brunch ou plateau-repas ne sont pas rares. Les repas pris autour de la table du salon sont en augmentation.

L’invitation prend du temps et exige qu’on s’implique. Plus de 50 % des Français passent 1 à 2 heures pour préparer le repas, 36 % plus de 2 heures. Les hommes seuls et les jeunes recourent volontiers aux plats préparés ou à la livraison à domicile. Mais 85 % des Français enquêtés disent préparer un repas complet et 81 % utiliser des produits de saison. On cuisine plus par soi-même et on fait des plats moins chers.

Le plaisir est prioritaire, mais la dimension santé n’est pas absente : 61 % affirment préparer des repas équilibrés. Les plats traditionnels sont en légère baisse par rapport à 2004 (70 % contre 77 %), alors que les plats exotiques ont un succès grandissant. La recherche des recettes passe dans l’ordre par les livres de cuisine, Internet (surtout chez les 25-34 ans), la famille et les amis, les journaux et les revues (surtout chez les femmes).

Dans les couples, la répartition des tâches pour préparer le repas tendrait vers une certaine égalité. Plus on avance en âge, plus on accorde aussi d’attention à la présentation du repas. Un souci qui semble moins prioritaire chez plus de la moitié des 25-34 ans, qui ne s’offusquent pas non plus de partager leur repas en écoutant de la musique, en regardant un film ou même la télévision.

Le code de bienséance s’assouplit un peu mais ne craque pas. On fait plus ou moins l’effort d’arriver à l’heure. On veille à remercier les jours suivants (une majorité de convives, du moins). On rend souvent l’invitation. A table, on s’efforce de manger de tout... Mais on apporte un peu moins souvent un cadeau. Et on juge de moins en moins nécessaire de couper son téléphone portable...

(Enquête Francéclat/Crédoc, 2009)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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