Comment manger après les excès des fêtes ?

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Avec les repas de fêtes de fin d'année, notre organisme est souvent soumis à des surcharges et « mauvais traitements » inhabituels. Après ces excès de foie gras et autres mets savoureux (souvent plus riches), chocolat et douceurs, sans oublier éventuellement bons vins et alcools, viendra donc le temps de retrouver légèreté et sérénité dans votre assiette, afin d'évacuer en douceur déchets et « toxines » accumulés pendant cette période ! Conseils de Marthe tréboul, diététicienne-nutritionniste.

« Comment manger après les excès des fêtes ? » - Crédit photo : www.surdemoi.com Le problème est à la fois celui des excès alimentaires et de l’alcool. En un temps relativement court, on multiplie les gros repas. Avec des nourritures plus riches et en plus grandes quantités, avec des alcools plus forts et plus variés. L’alcool est un toxique et il joue souvent un rôle majeur dans les mésaventures digestives liées aux fêtes de fin d’année.

L’organisme n’est pas habitué non plus aux repas pantagruéliques, comportant beaucoup de mets gras et de graisses cuites, difficiles à digérer. Sans compter les nombreux desserts, les bûches, le chocolat, les friandises. Même sans exagérer dans les quantités, c’est de toute façon un travail supplémentaire pour l’organisme, qui a affaire à des repas plus lourds et moins digestes que d’habitude. Mais on s’en remet très bien !

Que faire, une fois qu’on a « exagéré » ?

Comme diététicienne, je rencontre surtout des personnes qui souhaitent perdre du poids et ne veulent donc pas trop en reprendre pendant les fêtes. Et qui, si elles en reprennent un peu, voudraient savoir comment l’éliminer au plus vite. Le conseil classique d’après les fêtes est de se mettre un peu « au vert », mais cela se fait spontanément. Quand on a pris plusieurs repas très riches en un temps assez court, on a par la suite moins d’appétit, moins d’attirance pour les plats roboratifs... On se dirige plus volontiers vers le poulet rôti-brocolis que vers la choucroute !

L’essentiel est d’être bien en phase avec ses sensations. L’alimentation n’est pas un processus intellectuel. Il faut oublier de raisonner, de s’imposer des impératifs impossibles, de diaboliser certains aliments. Celui qui sait écouter son corps, son appétit, son rassasiement, va se diriger tout seul vers les aliments et les quantités qui lui conviennent le mieux sur le plan digestif.

C’est tout naturellement qu’on va privilégier les légumes, le jambon blanc, les viandes et volailles maigres, les poissons, les laitages maigres. Délaisser pour un temps et sans souffrir les plats en sauce, les préparations à base de graisses cuites, les charcuteries, les pâtisseries... On peut recourir, si on veut, à des aliments réputés actifs pour « détoxiquer » l’organisme : l’artichaut, le brocoli, le radis noir, certaines épices comme le curcuma... Sans oublier de boire de l’eau, et si nécessaire des eaux riches en bicarbonate, qui facilitent la digestion. Le « surplus alimentaire » peut ainsi s’éliminer assez vite. Pratiquement sans s’en rendre compte, chacun peut revenir en douceur à son alimentation habituelle.

Peut-on éviter d’avoir à dire : « si j’avais su, j’aurais moins mangé » ?

Les repas de fête sont des repas plaisir par excellence. « Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir » : c’est on ne peut plus vrai sur le plan alimentaire ! Si on « exagère », l’inconfort digestif va gâcher le plaisir. Pas question de s’interdire quoi que ce soit, mais pour bien apprécier il faut essayer de ne pas aller au-delà de son appétit. Ecouter son appétit est d’ailleurs aussi la règle d’or pour tous les jours.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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