Comment équilibrer les repas de fêtes ?

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Tous les dîners de réveillon se ressemblent. On reste à table pendant des heures en mélangeant au cours d'un repas très arrosé, des mets particulièrement riches en graisses de toute sorte. Notre organisme, pris de cours par cette abondance inhabituelle, n'arrive plus à sécréter en quantité suffisante les enzymes et les sels bilaires indispensables à la digestion. D'où les classiques nausée, ballonnements, ralentissement du transit, troubles intestinaux, maux de tête et maux d'estomac des lendemains qui déchantent. Pourtant, en modifiant quelque peu l'ordonnance du repas, on peut faire festif et léger. Explications.

Les mauvaises associations

« Comment équilibrer les repas de fêtes ? » - Crédits photo : © evgenyb - Fotolia.com Pour limiter les dégâts en ce soir de bombance, évitez de prendre à chaque plat des aliments gras cuits dans le gras. Par exemple, foie gras, oie farcie garnie de marrons et de pommes sautées, plateau de fromage, bûche et mignardises. Ce repas cumule les graisses cuites et les protéines animales.

A la place, choisir une salade folle d’haricots verts et foie gras suivie d’une oie ou mieux d’une dinde rôtie aux marrons et champignons des bois, salade, fromage et tarte au fruits ou sorbet. Les fibres solubles et insolubles des haricots, des champignons de la salade et des marrons s’associent pour augmenter le sentiment de satiété, activer le transit et piéger une partie des graisses du repas. Quant à la tarte ou au sorbet, ils sont beaucoup moins lourds que la traditionnelle bûche à la crème.

De la même façon, l’association saumon fumé sur blinis à la crème, porcelet au jus et beignets de légumes, fromages et forêt noire peut être astucieusement remplacée par un saumon fumé et rondelle de citron sur toast, porcelet rôti et haricots verts, salade et bûche glacée. On évite ainsi le mélange des graisses cuites particulièrement indigeste des blinis et des beignets, du saumon, du porc et de la crème au chocolat du dessert. Autre avantage, à la différence des flageolets, les haricots verts et la salade augmentent la sensation de satiété et favorisent le transit sans apporter de calories. Quant à la bûche glacée, elle renferme plus de lait et moins de gras que le gâteau à la crème.

En fait, il suffit d’alterner un plat léger, un plat riche, de varier les légumes verts et de multiplier les aromates comme le thym et le romarin, précieux pour le foie. Après un plateau de fruits de mer sans mayonnaise, rien n’empêche d’opter pour une viande grasse comme l’oie, le chapon, le gigot ou le porcelet rôti garni de marrons et brocolis. Après des vols au vent ou des bouchées à la reine, un poisson au four ou une viande maigre rôtie (filet de boeuf, dinde ou gibier) garni de légumes verts passe très bien. Dans tous les cas, choisir une salade pour ses fibres et un dessert sans crème patissière (glace, sorbet, tarte, salade ou mousse de fruits).

Les aliments difficiles à digérer

En ce soir de fête, plus que jamais sachez les repérer. S’ils vous tentent, inutile de vous fruster mais consommez-les avec modération :

  • les petits fours salés et gâteaux apéritifs : plein de graisses saturées, de sucres et de sel, ils excitent les papilles et on ne peut pas s’arrêter d’en grignoter. Pourtant, ils sont très caloriques et difficiles à digérer. Remplacez par des tomates cerises ou des batonnets de légumes crus.
  • les fritures et les beignets : très lourds, très gras, ils se digèrent très lentement et grillent plein d’enzymes et de sels biliaires.
  • les sauces : redoutables, elles associent des graisses cuites d’origines diverses. Au hit parade des sauces les plus indigestes, citons la béarnaise, la hollandaise et la mayonnaise. A laisser impérativement dans un coin de l’assiette.
  • les marrons et les flageolets : comme tous les féculents, ils renferment de l’amidon responsable de ballonnements chez les personnes sensibles. En outre, ils ont tendance à absorber la graisse des viandes dans lesquelles ils cuisent. En contre-partie, ils sont riches en fibres.
  • les oignons : mal cuits, ils provoquent des gaz lorsqu’on a les intestins sensibles
  • les gibiers : maigres et riches en protéines, donc à priori digestes, ils sont parfois mal supportés à cause de leur goût très prononcé et de leur forte teneur en acide urique.
  • les gâteaux à la crème : à éviter, surtout après un repas copieux car ils n’apportent que des sucres et des graisses.
  • les mignardises : parce qu’elles sont petites et servies après le café, on les grignote sans s’en apercevoir. Pourtant, ces chocolats, tartelettes et autres friandises ne sont pas plus digestes que les gâteaux grand format.

Des vins et des mélanges

A ce jour, aucune étude sérieuse n’a pu démontrer qu’il soit plus nocif de boire au cours d’un même repas, des vins de différentes couleurs assortis d’apéritfs et de digestifs multiples plutôt que de rester fidèle à un même cru. Pourtant, dans la mesure où les différents tanins ne se digèrent pas de la même façon, il existe des intolérances personnelles aux mélanges.

Pour réduire les risques, restez classique et sage. Limitez-vous à deux sortes de vin par repas. En guise d’apéritif, choisissez un champagne ou un vin blanc et faites suivre d’un bordeaux ou grave rouge, souvent « moins lourd » que le bourgogne.

(Lucine Kay - Actualités IMAAGE du 22 décembre 2008)

SOURCE : Actualités IMAAGE

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