Combien de repas faut-il faire par jour ?

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Dans l’étude de J.P. Poulain, 52 % des personnes interrogées considèrent que manger entre les repas est “vraiment mauvais” et 81 % que le grignotage peut être “source de problèmes” pour la santé.

En 1997, un colloque interdisciplinaire a montré que le modèle culturel de trois repas par jour ne correspond à aucun déterminisme biologique, chronobiologique ou physiologique.

Rien n’indique par ailleurs qu’il existerait une “sagesse du corps” qui permettrait de définir quand manger et combien. La fréquence, la structure des repas, leur périodicité et horaires, sont bien plus déterminés par des conventions culturelles, qui peuvent varier dans le temps et dans l’espace : ainsi les habitudes en Espagne sont très différentes de celles des pays de langue anglaise ou de la Scandinavie.

Des considérations morales ou sociales déterminent bien plus l'attitude à l’égard des grignotages qu'une réalité scientifiquement vérifiée. De plus, des exceptions et des tolérances existent : on considère ainsi généralement que les jeunes enfants, comme les seniors, doivent avoir une plus grande fréquence de prises alimentaires. Ces croyances ne reposent sur aucune démonstration scientifique.

Dans les pays développés, la multiplication des prises alimentaires hors repas est perçue comme une désocialisation des individus, une rupture des cadres sociaux et identitaires, symbolisés par les repas en commun. Grignoter est dès lors perçu comme un acte égoïste et individualiste, transgressant le tissu social et ses conventions.

Finalement, aucune donnée actuelle, en dehors des règles culturelles et sociales, ne permet de préconiser un nombre spécifique de prises alimentaires par jour.

SOURCE : Institut Danone

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