Collations et goûters...

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Collation ou goûter ? Pour bien nous fixer les idées, tout d'abord quelques définitions. La collation est un repas léger. Elle a lieu en dehors des autres repas : petit déjeuner, déjeuner et dîner. Elle est prise régulièrement et elle est « organisée » : ce n'est pas du grignotage ! Le goûter ou « le quatre-heures » est le nom donné à la collation prise dans l'après-midi, entre le déjeuner et le dîner. Certains collationnent dans la matinée ou dans la soirée...

La place du goûter

Si le goûter constitue le "repas type" des enfants et des adolescents après la classe ou les cours, il devrait l'être aussi pour les femmes enceintes ou qui allaitent, les personnes âgées, mais aussi pour tous ceux qui suivent un régime ou qui déjeunent trop légèrement.

Un goûter vers 16-17 heures permet de récupérer, de compléter les apports nutritionnels et d'éviter le grignotage en attendant le dîner. C'est aussi un repas plaisir généralement apprécié de tous.

Pour les enfants et les adolescents, croissance oblige, les aliments consommés viennent en complément des 3 autres repas. Les adultes, pallieront plutôt les insuffisances du déjeuner ou du dîner.

Le goûter est utile :

  • pour faire face aux besoins calciques majorés de certaines périodes de la vie : la croissance, la grossesse, l'allaitement, mais également le vieillissement (en prévention de l'ostéoporose). En effet, dans toutes ces situations, il est conseillé de consommer 3 à 4 produits laitiers par jour (lait, fromages, laitages)
  • pour une meilleure répartition de l'apport énergétique. Que ce besoin d'énergie soit augmenté, normal ou restreint, le goûter permet soit d'éviter des repas trop copieux et souvent difficiles à digérer, soit de compléter des repas trop légers par manque d'appétit ou de temps, à cause d'un régime, de nausées... Dans tous les cas, il permet d'éviter le grignotage intempestif.
Mieux vaut prévoir une pause équilibrée "pain fromage" ou "yaourt fruit" plutôt que d'engloutir une succession de petits gâteaux secs, chips, cacahuètes en attendant le dîner...

La composition idéale du goûter est donc : un produit laitier (fromage, yaourt, lait, entremet. .) pour le calcium et les protéines, du pain ou des céréales pour l'énergie, du miel, du chocolat ou de la confiture pour le plaisir, et un fruit pour les vitamines et les fibres. Le tout avec une boisson.

Il est préférable de limiter les viennoiseries, les gâteaux et les pâtisseries, qui sont des goûters plus onéreux, mais surtout trop riches en sucre et en matières grasses.

Dans la pratique, pour les enfants qui goûtent seuls, il est recommandé de préparer le goûter à l'avance, de le placer à un endroit réservé à cet effet, dans le réfrigérateur si besoin est, et d'éviter les tentations avec des placards pleins de barres chocolatées, de biscuits et de sodas.

Tout en gardant son importance, le goûter ne doit pas être trop copieux ou trop tardif, pour ne pas empêcher le repas du soir. Il remplira ainsi son rôle, qui est de contribuer à une bonne répartition des apports alimentaires sur la journée.

Les autres collations

  • La collation de 10h00, instituée dans les écoles maternelles, a pour rôle de pallier l'absence de petit déjeuner chez les enfants. Or, les enquêtes montrent que seulement 7 % des enfants partent le ventre vide à l'école, alors que tous prennent la collation ! Pour la majorité des enfants, elle vient donc en surplus et peut engendrer un excès d'apports caloriques, facteur de risque de prise de poids. Rappelons que 16 % des petits Français sont trop gros ! Par ailleurs, l'enfant prend 4 repas par jour depuis l'âge de 4-5 mois, et rien ne justifie de le mettre à 5 repas à 3 ans. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) et l'Éducation nationale ont pris position : elles sont favorables à la suppression de cette collation, tout en précisant qu'il est nécessaire de tenir compte des conditions locales (quartiers défavorisés, zones rurales...). Dans certaines situations, il sera possible de proposer aux enfants du lait ou des laitages demi-écrémés, du pain et des fruits.

  • La collation de la soirée devant la télévision relève le plus souvent du grignotage : on plonge sa main dans le paquet de pop-corn ou de chocolats sans vraiment se contrôler, absorbé par le petit écran. Si le dîner est suffisamment copieux, ce qui est généralement le cas, toute autre prise alimentaire avant la nuit est inutile. En revanche, les collations nocturnes et matinales en cas de travail posté sont justifiées, à condition d'être structurées pour ne pas déséquilibrer les apports alimentaires. Leur composition est à rapprocher autant que possible de celle des repas habituels.
En somme, la collation doit s'insérer dans l'équilibre alimentaire (comme le goûter chez l'adolescent) et non pas constituer un surplus calorique pouvant entraîner une prise de poids...

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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