Coeur et diabète, le rôle de l'eau

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Alors que le diabète et les pathologies cardiaques constituent un enjeu de santé publique majeur dans le monde et en France, un des moyens pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète repose sur l'adoption de bonnes habitudes alimentaires et d'hygiène de vie. Boire de l'eau à la place des boissons sucrées fait partie de ces bonnes habitudes alimentaires.

« Coeur et diabète, le rôle de l’eau » - Crédit photo : www.etyc.org Dans un contexte de santé publique où l’impact des modes de vie sur la santé est reconnu, la prévention des maladies cardiovasculaires est devenue un enjeu majeur. Dans cette perspective, la Chaire Internationale sur le risque Cardiométabolique (ICCR), avec le soutien de Nestlé Waters, se mobilise pour sensibiliser le corps Médical et le grand public à l’importance d’un mode de vie sain ; Notamment, au fait qu’ « il est important de faire attention à ce que l’on boit, autant qu’à ce que l’on mange » (Pr Jean-Pierre Després, Directeur Scientifique de l’ICCR).

Les maladies cardiovasculaires sont la 1ère cause de mortalité dans le monde. En France, 20 millions de personnes sont concernées par un risque cardiovasculaire. Un tour de taille élevé (supérieur à 102cm chez les hommes et 88cm chez les femmes) et un taux important de triglycérides constituent les critères de détection du syndrome métabolique [1]. Les patients présentant un syndrome métabolique ont un risque multiplié par 2 de maladies cardiovasculaires et par 3 à 5 de diabète.

Un des moyens pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète repose sur l’adoption de bonnes habitudes alimentaires et d’hygiène de vie. Selon l’American Heart Association (AHA), il est recommandé de diminuer fortement la quantité de sucres ajoutés dans l’alimentation au quotidien afin de contrôler son poids et diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. Un des gestes simples au quotidien est de substituer des boissons sucrées par de l’eau, ce qui permet de contrôler son apport énergétique.

L’eau n’apporte aucune calorie et est le seul liquide de notre alimantation réellement indispensable pour notre corps. Il est conseillé d’en boire 1,5 litre par jour pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme [2]. Il est donc important de privilégier l’eau comme première source d’hydratation.

D’aprés les indications de l’OMS, dans les années à venir, le surpoids et l’obésité devraient concerner plus de 2 milliards de personnes En UE, plus de la moitié des adultes sont en surpoids ou obèses (53%), ce qui représente 143 millions d’adultes en surpoids et 69 millions d’adultes obèses [3] Le surpoids et l’obésité y sont responsables d’environ 80% des cas de diabètes de type 2 chez les adultes [4]. En France, près de 57% des hommes et 41% des femmes adultes sont en surpoids ou obèses, soit environ 24 millions de personnes [5].

Les boissons sucrées constituent 10% des apports caloriques des Français. Elles sont le 2ème contributeur aux apports caloriques des enfants et adolescents et le 3ème contributeur aux apports caloriques des adultes et seniors [6]. Les maladies cardiovasculaires sont actuellement la première cause de mortalité en France (32% des décés), à l’origine de près de 170 000 décès chaque année [7]

Les remboursements de soins pour les 2,5 millions de diabétiques traités progressent chaque année d’un milliard d’euros environ, atteignant 12,5 milliards d’euros en 2007, soit plus de 9% des dépenses de soins de l’Assurance maladie [8]. Aux Etats-Unis, où la part des boissons correspond à 21% des calories quotidiennes, 1 adulte sur 3 est obèse [9]. Au Royaume-Uni, des études ont montré que si les gens arrêtaient d’acheter de l’eau en bouteille, 74% achèteraient à la place des boissons sucrées, avec un risque accru d’obésité, de diabète, de problèmes dentaires [10].

Coeur et diabète, un enjeu de santé publique

Grâce à la recherche biomédicale, des progrès spectaculaires ont été réalisés dans le combat contre les maladies cardiovasculaires qui représentent toujours, avec les cancers, une cause majeure de morbidité et de mortalité. Ainsi, le dépistage et la prise en charge de facteurs de risque importants comme le tabagisme, l’hypertension et les dyslipidémies (troubles dans le transport sanguin du cholestérol) ont permis de réduire la mortalité cardiovasculaire au cours des 40 dernières années. Cependant, plusieurs experts de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique (ICCR) ont récemment suggéré que l’épidémie d’obésité et de diabète observée à l’échelle mondiale pourrait renverser cette tendance et malheureusement remettre à l’avant-plan les maladies cardiovasculaires en tant que principale cause de morbidité et de mortalité dans le monde.

Ainsi, notre mode de vie sédentaire et notre alimentation raffinée, riche en calories, causeront à l’échelle planétaire une véritable explosion des maladies chroniques associées à l’obésité abdominale, comme le syndrome métabolique et le diabète de type 2. Lors de récents symposia de l’ICCR (Congrès sur le prédiabète et le syndrome métabolique, Nice avril 09, Congrès de l’International Atherosclerosis Society, Boston, Juin 09), des experts ont notamment rappelé que le rôle des boissons sucrées dans l’épidémie d’obésité et de diabète était très largement sous-estimé. Les spécialistes participant à ces deux colloques internationaux en sont donc arrivés à la conclusion qu’il est aussi important de faire attention à ce que l’on boit qu’à ce que l’on mange.

De nombreux experts considèrent que l’approche médicale traditionnelle ne peut offrir de solutions à ce problème et qu’une approche « sociétale » plus globale sera nécessaire. La Chaire internationale sur le risque cardiométabolique est une organisation internationale académique indépendante et multidisciplinaire regroupant les plus grands experts, cliniciens et chercheurs, des secteurs de la cardiologie, diabétologie, hypertension, lipides, habitudes alimentaires et activité physique. L’ICCR a pour mission première d’éduquer la communauté médicale sur les conséquences d’un mode de vie sédentaire et d’une mauvaise alimentation. Ses membres considèrent l’obésité abdominale comme un fléau avec des conséquences majeures sur la santé de la population. Ainsi, de nombreuses actions d’éducation médicale sur les risques de l’obésité abdominale et sur l’importance de la détecter par la mesure du tour de taille sont en cours. Cependant, pour être efficaces, ces démarches effectuées auprès des professionnels de la santé doivent être également accompagnées d’actions éducatives qui s’adressent au grand public.

Les membres de l’ICCR sont fiers de pouvoir compter sur l’appui de Nestlé Waters dans leur combat contre les effets négatifs des mauvaises habitudes de vie. Ce partenariat permettra à l’ICCR de répondre au besoin urgent de mieux informer la population sur la prévention du diabète et des maladies cardiovasculaires, désordres souvent reliés à une forme d’obésité particulièrement dangereuse : l’obésité abdominale.

(Jean-Pierre Després, Ph. D., FAHA, Professeur, Université Laval, Directeur de la recherche, Cardiologie, Québec, Canada)

La Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique (ICCR) est une organisation académique internationale indépendante et multidisciplinaire regroupant les plus grands experts, cliniciens et chercheurs, des secteurs de la cardiologie, diabétologie, hypertension, lipides, habitudes alimantaires et activité physique. L’ICCR a pour mission première d’éduquer la communauté médicale sur les conséquences d’un mode de vie sédentaire et d’une mauvaise alimentation. L’ICCR est également convaincue que pour être efficace, ces démarches effectuées auprès des professionnels de la santé doivent être accompagnées d’actions éducatives qui s’adressent au grand public.

Pourquoi faut-il boire de l’eau ? Pour maintenir la balance hydrique

La quantité d’eau dont nous avons besoin au quotidien dépend des fonctions de l’eau et des mécanismes de régulation de l’équilibre hydrique journalier.

L’eau exerce de nombreuses fonctions dans le corps humain : élément constitutif des cellules et du liquide extracellulaire, solvant, milieu de réactions chimiques, réactif, transporteur de nutriments et de produits de dégradation, rôle de thermorégulateur, de lubrifiant et d’absorbeur de chocs. La régulation de l’équilibre hydrique est très précise puisque une perte de 1% de l’eau corporelle est habituellement compensée en 24 heures. La prise d’eau ainsi que les pertes d’eau sont contrôlées pour atteindre et maintenir la balance hydrique. Des adultes en bonne santé régulent leur balance hydrique avec précision, mais les jeunes enfants et les personnes âgées sont davantage exposées au risque de déshydratation.

La déshydratation peut affecter l’état de conscience et peut induire une incohérence verbale, une faiblesse généralisée, une hypotonie des globes oculaires, de l’hypotension orthostatique et de la tachycardie. Les besoins en eau ne sont pas basés sur des apports minimaux car cela pourrait induire un déficit hydrique dû à de nombreux facteurs qui modifient les besoins hydriques, tels le climat, l’activité physique et l’alimentation. Les besoins en eau sont estimés à partir des données expérimentales d’apports hydriques qui doivent couvrir les besoins nutritionnels d’une population saine.

Ainsi, un adulte sédentaire vivant en climat tempéré devrait boire en moyenne 1,5L d’eau par jour, l’eau étant le seul nutriment réellement essentiel pour l’hydratation corporelle.

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(Florence Constant, Médecin, PhD en santé publique, Responsable du programme de recherche clinique sur l’hydratation chez Nestlé Waters - D’après Jéquier E, Constant F. Pourquoi faut-il boire de l’eau ? Pour maintenir la balance hydrique. Cahiers de Nutrition et de Diététique 2009, 44 (4): 190-197.)

Références et Notes :

  1. Alberti K. et al. Circulation. 2009 ; 120 : 1640 - 1645
  2. Pour un adulte sédentaire vivant en climat tempéré
  3. International Obesity taskforce (IOFT) part of International Association for the Study of Obesity (IASO). Overweight & Obesity in the EU27 - Juillet 2008
  4. Commission européenne - dans la région Europe du WHO - Branca, 2007
  5. ENNS 2006 (étude nationale nutrition santé - 3100 pers), présentée au public en 2007, orchestrée par le CNAM, l’INVS et par l’Université Paris XIII
  6. CREDOC enquête CCAF 2007
  7. Ministère de la santé, Nutrition et obésité, - Dossier de presse - 4 février 2008
  8. AFP - 2,5 millions traités, dépenses en progression de 1 milliard par an - 22 octobre 2009
  9. Duffey and Popkin (2007), Obesity 15: 2739-2476 Et Center for disease Control and Prevention
  10. Nielsen 2009

SOURCE : ICCR

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