Cholestérol : ses 5 vérités à connaître

lu 2938 fois

On en fabrique et on en mange, car il est utile et même indispensable. On en mange, plus ou moins, et il est utile. Entre les niveaux d’apport alimentaire, d’absorption et de fabrication, une régulation s’établit. Le cholestérol qui provient de l’alimentation aurait en définitive un rôle modeste dans l’augmentation des taux de cholestérol sanguin.

Le cholestérol est indispensable

C’est un constituant de la membrane de toutes les cellules. Il est donc indispensable à la vie.

Chaque jour, l’organisme a besoin d’environ 1.500 mg de cholestérol. Un tiers provient des aliments, les deux autres tiers il les synthétise lui-même.

Le cholestérol de l’alimentation est utile

Au sens strict, il n’est pas indispensable, puisque le cholestérol peut être synthétisé par le foie. Mais il est néanmoins utile. L’alimentation apporte quotidiennement 250 à 450 mg de cholestérol. Les aliments les plus riches en cholestérol sont intéressants sur le plan nutritionnel : : la cervelle (2.000 à 2.600 mg pour 100 g), les rognons (400 à 700 mg/100g), les œufs (400 à 500 mg/100 g) le foie (300 à 350 mg/100 g), le beurre (250 mg/100 g)…

L’organisme régule l’absorption et la fabrication du cholestérol

Il existe une régulation entre le niveau d’apport et l’absorption du cholestérol. Et entre le niveau d’absorption et la fabrication du cholestérol. Si les apports alimentaires sont faibles (par exemple chez les végétariens), le niveau d’absorption et la fabrication du cholestérol augmentent. En cas d’excès d’apports, c’est l’inverse et l’élimination du cholestérol est plus importante. D’une personne à l’autre, cette régulation peut se faire cependant plus ou moins bien. Il y a des variations génétiques. Certains sujets absorbent plus ou moins le cholestérol alimentaire. Certains aussi en fabriquent plus ou moins.

Les effets du cholestérol alimentaire sur les taux de lipides sanguins sont variables

Normalement, l’augmentation des apports de cholestérol alimentaire a pour effet d’augmenter les taux sanguins de cholestérol et de diminuer sa fabrication par l’organisme. Chez les personnes dont les taux de lipides sanguins sont habituellement normaux, les apports de cholestérol alimentaire ont en réalité peu d’effets. Chez certaines personnes, la consommation massive d’œufs reste même sans effet ! Le cholestérol de l’alimentation contribue modestement à l’augmentation des taux de cholestérol total. Et l’augmentation porte au moins autant sur le « bon » cholestérol (HDL) que sur le « mauvais » (LDL)…

Les effets du cholestérol alimentaire sur le risque cardiovasculaire sont incertains

Les études sont incohérentes. Certaines études anciennes concluent à une augmentation du risque à doses élevées. Mais la plupart des plus récentes ne montrent pas de lien entre le cholestérol alimentaire et le risque coronarien. Les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire sont en fait multiples et s’additionnent.

(Lecerf JM. Lipid’Nutri+ 2012;14)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

Cela pourrait vous intéresser

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s