Ce que vous révèlent les étiquettes

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Entre les listes d'ingrédients, les informations nutritionnelles, les logos anciens et nouveaux, l'adresse de l'emballeur, le nom du produit, la marque... l'étiquette est devenue une véritable encyclopédie. Voici 12 questions sur l'étiquetage des produits alimentaire qui vous donne quelques clés pour repérer les informations essentielles.

« Ce que vous révèlent les étiquettes »Que doit-on obligatoirement trouver sur une étiquette ?

  • La dénomination de vente, qui identifie précisément le produit (lait, chocolat, carotte…) et, s’il y a lieu, le traitement qu’il a subi (pasteurisation, surgélation, ionisation…), ainsi que son état physique (poudre, concentré…).
  • La liste des ingrédients par ordre décroissant selon leur poids (matières premières, épices…), ainsi que tous les additifs. Par ailleurs, si un ingrédient est mis en valeur sur l’étiquette ou s’il fait partie de la dénomination de vente (noisettes pour des « biscuits aux noisettes »), sa quantité doit figurer sur l’étiquette.
  • La quantité nette de produit en gramme, litre ou ml.
  • La date limite de consommation (DLC) ou la date limite d’utilisation optimale (DLUO), sauf pour les confiseries, et les conditions de conservation du produit.
  • Le lot de fabrication.
  • Les coordonnées du fabricant.
Que faut-il lire en priorité ?

Un consommateur averti devra lire en priorité les dates limite de consommation, ce qu’il fait généralement, et la liste des ingrédients, ce qu’il fait beaucoup moins. Pourtant la liste des ingrédients est très instructive. Elle permet en effet de savoir de quoi est fait le produit et de pouvoir faire des choix éclairés…

Prenons l’exemple de deux pains d’épices de marques différentes qui semblent équivalents, l’un cite le sucre en tête de liste, l’autre la farine ; le premier contiendra donc plus de sucre que de farine, au consommateur ensuite de choisir !

Quelle différence entre la mention « à consommer jusqu’au… » et la mention « à consommer de préférence avant le… ou avant fin… » ?

La première mention est une date limite de consommation (DLC), qui concerne tous les produits périssables. Au-delà de cette date, le produit est interdit à la vente, car sa consommation peut présenter un risque pour la santé.

La deuxième mention est une date limite d’utilisation optimale (DLUO), au-delà de laquelle les qualités organoleptiques (goût, aspect…) et nutritionnelles (teneur en vitamines…) du produit ne sont plus préservées. La denrée peut toutefois être vendue et consommée.

Peut-on savoir si un produit contient des OGM (organismes génétiquement modifiés) ?

Parmi les composants du produit, si un ingrédient, un additif ou un arôme est génétiquement modifié, il doit apparaître sous la mention « produit à partir de… génétiquement modifié », quelle que soit la quantité d’OGM. En cas de contamination accidentelle (au cours du stockage, de la fabrication…), l’étiquette mentionnera aussi la présence d’OGM si l’ingrédient concerné en contient plus de 0,9 %.

Peut-on savoir si un produit contient des allergènes (ingrédients pouvant provoquer des réactions allergiques) ?

Depuis novembre 2005, la présence d’allergènes doit être mentionnée sur l’étiquette selon une liste réglementaire. Les aliments, leurs dérivés et les substances concernés sont le gluten des céréales, les oeufs, les poissons et crustacés, le lait, les fruits à coques (noix, amandes…), l’arachide, le soja, le céleri, la moutarde, le sésame, les sulfites.

A quoi correspond le taux de MG des fromages ?

L’affichage du taux de matière grasse des fromages répond à un réglementation particulière qui impose qu’il soit exprimé pour 100 g d’extrait sec (le fromage sans son eau de constitution) et non pour 100 g de produit fini. Ainsi, un fromage à 45 % peut contenir 20 g de matière grasse pour 100 g s’il s’agit d’un camembert ou 10 g pour un fromage frais (plus riche en eau).

Si le consommateur veut savoir ce qu’il a dans son assiette, il devra connaître le taux d’humidité du fromage et faire une règle de trois ! Dans l’intérêt des consommateurs et pour une meilleure information, les industriels affichent de plus en plus fréquemment sur leurs produits le taux réglementaire et le taux réel de MG.

A quoi sert le code barre ?

Le code barre permet la lecture optique des produits à la caisse ou dans le magasin. C’est grâce à lui que vous pouvez retrouver sur le ticket de caisse la liste détaillée des produits achetés et le prix de chacun d’entre eux. Les 13 chiffres qu’il comporte donnent d’autres précisions. Les deux premiers identifient le pays d’origine (30 à 37 pour la France), les cinq suivants précisent le code du fabricant ou du distributeur, les cinq autres désignent le produit et le dernier est une clé de contrôle.

Quels sont les différents logos certifiant la qualité des produits ?

  • Les labels agricoles : le plus connu est le Label Rouge ;
  • L’AOC (appellation d’origine contrôlée) : après les vins et les produits laitiers, tous les produits peuvent maintenant l’obtenir ; l’équivalent européen est l’IPG (indication géographique protégée) et l’AOP (appellation d’origine protégée) ;
  • Le logo AB : il s’applique aux produits issus de l’agriculture biologique respectant l’environnement et le bien-être animal ; tous les aliments peuvent en bénéficier s’ils répondent au cahier des charges ;
  • Le certificat de conformité « critères qualité certifiés » : il atteste que le produit possède des qualités ou respecte certaines règles de fabrication mesurables et consignées dans un cahier des charges.

Pour bénéficier de ces logos officiels de qualité, les produits doivent répondre aux exigences d’un cahier des charges. Ils sont soumis à des contrôles réguliers par des organismes indépendants et publics. Un produit peut ainsi se voir retirer sa mention. Tous les autres logos ou labels sont publicitaires.

L’étiquetage nutritionnel est-il obligatoire ?

L’étiquetage nutritionnel donne des informations sur les teneurs en protéines, en lipides, en glucides et sur la quantité de calories que contient un produit. Cet étiquetage est facultatif en France comme en Europe. Il devient obligatoire si le produit bénéficie d’une allégation nutritionnelle (« source de », « riche en »….).

Qu’appelle-t-on allégation nutritionnelle ?

L’allégation nutritionnelle valorise un produit en mettant en avant ses qualités nutritionnelles. Pour être apposées sur l’étiquette, les mentions telles que « riche en… », « sans sucre », « allégé en… », « contient naturellement des vitamines »… doivent répondre à des définitions précises et réglementées.

Ainsi, un produit sera « source de vitamine C » s’il contient au moins 15 % des apports journaliers recommandés (AJR) de cette vitamine pour 100 g (aliment solide) ou pour 100 ml (aliment liquide) ou bien encore 5 % des AJR pour 100 kcal. Plus simplement, cette mention informe le consommateur que le produit qu’il achète est une bonne source de vitamine C.

L’étiquette d’un produit peut-elle faire allusion à certaines maladies ?

Contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis par exemple, un produit vendu en France ne peut se vanter de propriétés préventives ou curatives vis-à-vis d’une maladie, ni même y faire allusion (exemple : « effet protecteur contre le cancer du côlon »).

En revanche, certaines allégations fonctionnelles sont autorisées : elles mentionnent le rôle ou les propriétés physiologiques d’une substance sur le fonctionnement normal de l’organisme (exemple : « le calcium contribue à la solidité des os »).

Un aliment à teneur garantie en vitamines est-il enrichi ?

Un produit à teneur garantie en vitamines et/ou minéraux est un produit auquel on a ajouté les vitamines et/ou minéraux qui étaient naturellement présents dans la matière première (au moins 5 % des AJR pour 100 kcal), parce qu’ils ont été perdus lors de la fabrication ou de la conservation du produit ; c’est ce que l’on appelle une restauration.

L’enrichissement est un ajout de vitamines et/ou minéraux à un produit qui ne les contenait pas forcément à l’origine (par exemple, un jus de fruit peut être enrichi en vitamines).

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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