Cancer du sein : allaiter pour prévenir

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Les femmes qui ont eu leur premier enfant avant 25 ans ont un risque plus faible de cancer du sein que celles qui l'ont eu plus tard. Mais l'allaitement apparaît comme un élément protecteur, particulièrement pour les grossesses tardives.

L'allaitement maternel est la référence incontestable et incontestée pour répondre de manière optimale aux besoins nutritionnels du nouveau-né. Mais son rôle semble aller bien au-delà d'une satisfaction immédiate des exigences du bébé. Ainsi, le risque de plusieurs pathologies survenant plus tard dans la vie, comme l'hypertension artérielle ou l'obésité, semble être plus faible chez les enfants ayant été allaités. Et les bénéfices santé se font également ressentir chez la mère, comme en témoignent les nouvelles données de l'étude CARE (Women's Contraceptive and Reproductive Experiences Study).

Famille nombreuse

L'étude CARE avait déjà permis de montrer que le fait d'avoir sa première grossesse avant l'âge de 25 ans, ainsi que le fait d'avoir beaucoup d'enfants (au moins 4) exerçait un effet protecteur vis-à-vis de certaines formes de cancer du sein (celles qui expriment les récepteurs aux estrogènes et à la progestérone). Les formes plus rares, qui ne sont pas associées à ces récepteurs, ne sont pas influencées. Le fait d'avoir 4 enfants ou plus n'a cependant plus aucun effet protecteur lorsque le premier accouchement est survenu à 25 ans ou plus.

Toutes les formes

De nouvelles données, présentées récemment par Giske Ursin (Keck School of Medicine de la University of Southern California), montrent que l'allaitement peut, lui aussi, influencer dans le bon sens le risque de cancer mammaire. Les auteurs ont analysé les données de femmes âgées de 55 ans et plus issues de l'étude CARE, parmi lesquelles 995 cas de cancer invasif du sein. Les résultats indiquent que chez les femmes qui ont eu leur premier enfant après 25 ans, le risque de développer un cancer du sein est plus faible chez celles qui ont allaité leur petit.

Ils précisent même que cet effet protecteur apparaît pour les diverses formes de cancer du sein, qu'elles soient liées ou non aux récepteurs aux estrogènes ou à la progestérone. Cette découverte est d'autant plus importante que dans nos pays, les femmes ont tendance à avoir leur premier enfant de plus en plus tard.

Sources et références :

  • Résultats présentés à la réunion annuelle de l'American Association for Cancer Research à Los Angeles, le 16 avril 2007.

(Par Nicolas Guggenbühl, Diététicien Nutritionniste, " HEALTH & FOOD " News du 18 avril 2007)

SOURCE : Health and Food

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