Cancer du côlon : plutôt du poisson que de la viande rouge

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Selon Epic, une vaste étude prospective de suivi entamée en 1992, la consommation de viande rouge, abats et charcuterie, favorise le risque de cancer colorectal : il s'avère plus élevé du tiers par rapport au risque encouru par les faibles consommateurs de viande rouge.

La chair de volaille, elle, ne présente aucune incidence. En revanche la consommation de poisson, « frais, gras, en boîte, salé et/ou fumé », dispense un effet protecteur.

L’étude Epic est menée par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer, Lyon). Le volet français de l’étude est documenté par deux directrices de recherche à l’Inserm, Françoise Clavel-Chapelon et Marie-Christine Boutron-Ruault.

Ces conclusions, publiées dans le Journal of National Cancer Institute, ne trouvent pas encore d’explications définitives. Certains allèguent la teneur en fer de la viande rouge, ou son mode de cuisson à haute température (au grill, au barbecue), une hypothèse qu’invalide le poisson ou la volaille grillée, soumis aux mêmes températures et n’aggravant pourtant pas le risque signalé.

Quant à l’effet bénéfique du poisson, quelle qu’en soit la préparation, la présence d’acides gras, inhibiteurs du processus cancéreux, est évoquée. « D’autres études, notamment américaines, avaient déjà mis en évidence ce lien entre la consommation de viande rouge et le risque de cancer du côlon, ajoute Elio Riboli, coordinateur de l’étude. Mais c’est la première fois que ce résultat est confirmé avec une étude de cette ampleur. »

(AFP, 14/06. La Croix, Libération, 15/06 - Reprise communiqué presse Inserm, 13 juin 2005)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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