Boulimie : de nombreux problèmes psy...

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De nombreuses adolescentes souffrent de troubles du comportement alimentaire. Mais ces problèmes ne sont pas isolés, et souvent d’autres désordres apparaissent.

Une étude japonaise vient ainsi de montrer que 40 % de ces jeunes femmes souffrent de dépression saisonnière. Chez les adolescentes en général, la fréquence de ce trouble serait d’environ 10 %. Cette déprime qui apparaît en automne ou hiver est liée au raccourcissement des jours et à la baisse de lumière. Apparemment, elle n’était pas corrélée avec les autres types de troubles du comportement alimentaires, tels que l’anorexie notamment. Les auteurs n’expliquent pas la raison de la plus forte susceptibilité des boulimiques à cette forme de dépression.

Mais les scientifiques suggèrent qu’un traitement à base de luminothérapie pourrait être prescrit à toutes les adolescentes qui souffrent de ce trouble alimentaire. Cela pourrait selon eux prévenir l’apparition de cette dépression. Une autre étude a montré qu’un autre trouble alimentaire, la compulsion, entraînait également une plus grande fragilité psychologique, pouvant aller jusqu’à la tentative de suicide. Ce trouble du comportement (également nommé hyperphagie ou binge eating en anglais), correspond au fait de manger d’énormes quantités de nourriture en peu de temps sans aucun contrôle de la prise de poids.

Ce trouble avait déjà été relié à des attaques de panique ou des phobies. Mais cette fois des scientifiques américains vont plus loin en trouvant une corrélation avec les tentatives de suicide. Selon leur enquête auprès de 5 000 étudiants, pratiquement 30 % de ceux qui souffraient de binge eating déclaraient avoir tenté de mettre fin à leurs jours.

Ces chiffres alarmants rappellent que les troubles du comportement sont tout sauf anodins et que l’adolescent qui en souffre doit absolument être pris en charge et soutenu.

SOURCE : Doctissimo

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