Bio : les enjeux de la nouvelle réglementation européenne

lu 3895 fois

Après un an et demi de négociations, un nouveau règlement européen relatif au mode de production biologique a été adopté le 12 juin 2007. Il s'appliquera à compter du 1er janvier 2009. Ce nouveau règlement rend obligatoire le logo de l'UE pour les produits biologiques d'origine communautaire tout en permettant qu'il soit accompagné de logos nationaux ou privés (le logo français AB, par exemple, sur lequel s'appuient très largement les consommateurs).

Il impose l'indication du lieu où les produits ont été cultivés, y compris pour les produits importés portant le logo de l'UE, et renforce les règles d'attribution du label : seuls les aliments contenant au moins 95 % d'ingrédients biologiques pourront être étiquetés comme étant biologiques, au lieu des 70% précédemment.

Après un long débat, les 27 ont accepté que les produits bio puissent contenir des traces d'OGM, accordant une tolérance de 0,9% au maximum, tout comme les produits conventionnels. En deçà de ce seuil, aucune indication au consommateur n'est prévue. Le Conseil n'a donc pas suivi l'avis des parlementaires européens qui avaient voté contre cette proposition en adoptant un amendement visant à abaisser ce seuil à 0.1 % pour les produits biologiques.

Cette décision a soulevé de nombreuses critiques dans la profession. Certains considèrent en effet qu'en autorisant une tolérance de 0,9%, l'UE entérine de facto le choix des OGM et l'irréversibilité de leur contamination...

La révision de la réglementation bio européenne (CEE n° 2092/91) datant de 1991 est en cours, pour une entrée en vigueur en 2009. Une première mouture proposée par la Commission européenne en décembre 2005, accusée de niveler la bio par le bas et de ne répondre qu'aux intérêts d'un marché en forte croissance, a suscité de nombreuses craintes et critiques de la part des professionnels français et européens.

Après de nombreuses négociations et modifications, le nouveau texte a pris ses distances avec celui d'origine. Que contient-il réellement ? Qu'est-ce qui va changer ? La qualité et les valeurs de la bio sont-elles sauvegardées ? Le consommateur va-t-il s'y retrouver ? Faut-il s'inquiéter ?

Pour savoir ce que contient réellement ce nouveau texte, savoir précisément ce qui va changer et s'il faut ou non s'en inquiéter, rendez-vous en salle de conférences à Marjolaine le lundi 12 novembre à 16h au Parc Floral de Paris pour une table ronde animée par Christine RIVRY-FOURNIER, rédactrice en chef de la revue Biofil, réunissant les principaux acteurs :

  • Cécile FRISSUR, déléguée générale de Synabio
  • Guy KASTLER, chargé de mission à Nature & Progrès
  • Juliette LEROUX, chargée de mission à la FNAB
  • Mariane MONOD, chargée de mission pour l'agriculture biologique au ministère de l'Agriculture
  • Jacques PIOR, chargé de mission pour la bio à l'APCA
  • Anton PINSCHOF, membre français du CA d'Ifoam Europe
  • Serge LE HEURTE, responsable qualité à Biocoop

(Communiqué de presse Salon Marjolaine)

SOURCE : Salon Marjolaine

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s