Bien manger sans se ruiner, c’est possible !

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En période de crise, le consommateur devient plus regardant sur les prix de l’alimentation. Avec des conséquences pas forcément prévisibles. Il peut manger moins bien, avec des produits pas chers et nutritionnellement inadéquats. Il peut aussi apprendre à manger mieux : éliminer le superflu, revenir aux produits de base, à une cuisine saine et simple...

« Bien manger sans se ruiner, c’est possible ! » - Crédit Photo : www.francesoir.fr Depuis quelques années, d’après les études du CREDOC (*), le coût de l’alimentation est fortement ressenti par les Français. Les consommateurs comparent les prix, ils achètent plus de produits en promotion, ils délaissent les labels et les grandes marques… Dans un contexte économique peu favorable, les achats alimentaires sont touchés en priorité. Surtout dans les ménages les plus modestes, où le budget alimentation est selon l’INSEE (**) le premier poste de dépense.

Pour diminuer la consommation alimentaire, les restrictions envisagées sont diverses. Descendre de gamme de produits : pourquoi pas, il semble que ce soit possible à qualité équivalente ! Supprimer le superflu : bravo, surtout si l’on élimine la junk food ! Manger moins : vu l’incidence du surpoids et de l’obésité, c’est sans doute une bonne idée pour certains, à condition de faire attention à ce qui sera exclu de l’alimentation !

Car le plus important est d’obtenir le meilleur rapport prix/qualité nutritionnelle : il repose sur la variété alimentaire avec, pour chaque groupe d’aliments, le meilleur prix et les meilleurs produits possibles ! Dans les ménages les plus défavorisés (où l’obésité connaît une forte incidence), le risque serait de forcer sur les produits sucrés, gras, bourratifs et de mauvaise qualité nutritionnelle : plats préparés, snacks, confiseries, boissons sucrées… Et de faire porter les restrictions sur la viande, le poisson, les laitages, les produits frais, au risque de manquer de protéines, de vitamines, de minéraux, de fibres...

Or, il existe des choix « économiques » pour chaque catégorie d’aliments. Par exemple, du côté des protéines, les oeufs. Le steak haché et les morceaux à cuisiner en ragoût. Les poissons surgelés ou les poissons frais les moins chers (sardines, maquereaux, thon...), que l’on peut aussi acheter en conserve. Les produits laitiers, dont le lait, qui reste le moins cher des laitages, constituent une base d’un prix abordable, qui permet la confection de béchamels, soufflés, gratins, flans et soupes…

Si les protéines d’origine animale sont réputées supérieures sur le plan nutritionnel, on ne saurait oublier les féculents et les légumes secs : ils apportent un complément intéressant de protéines végétales surtout lorsqu’on les associe dans des préparations (lentilles, pois cassé, haricots secs d’un côté, riz, pâtes, semoule de l’autre).

Enfin pour les fruits et légumes frais, les produits de saison sont les plus abordables. On peut aussi recourir aux conserves et aux surgelés, souvent équivalents sur le plan nutritionnel.

Parmi les Français qui annoncent des restrictions, beaucoup déclarent vouloir limiter l’alcool, l’épicerie sucrée, les plats cuisinés, l’eau en bouteille. Vouloir se mettre à la cuisine et retrouver le goût des produits de base. Rien n’est perdu !

(*) Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.
(**) Institut national de la statistique et des études économiques.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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