Bien manger pour ne pas perdre la tête

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Le système nerveux dépend de manière très étroite des apports nutritionnels et les chercheurs voient s'ouvrir devant eux un vaste domaine à défricher... Très vulnérable au stress oxydatif, le cerveau bénéficie des apports de nombreux micronutriments antioxydants comme les vitamines et les minéraux.

6576.jpg Un déficit en zinc, par exemple, nuit au maintien des fonctions cérébrales. Des apports trop faibles en sélénium peuvent être associés à des états dépressifs ou à des troubles de l’humeur. A l’inverse, un excès de zinc ou de fer peut être lié à diverses maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer. Tout est en fait une question d’équilibre. Trop d’acides gras oméga 6 pourraient augmenter le déclin cognitif, alors que la consommation d’oméga 3 pourraient le diminuer.

Un mauvais statut en vitamine C augmente le risque d’altérations de la fonction cognitive, alors qu’un statut favorable diminue le risque de démence et de maladie d’Alzheimer. De même, de trop faibles taux de vitamine E sont associés au déclin cognitif, aux mauvaises performances de la mémoire et même au risque de maladie d’Alzheimer. Les vitamines du groupe B sont indispensables aux neurotransmetteurs cérébraux et une carence en vitamines B9 et B12 a pu être mise en rapport avec certains troubles du comportement.

Un bon statut vitaminique en général semble favorable aux performances cognitives. Mais la seule efficacité à retenir est celle d’une alimentation équilibrée. L’action favorable des vitamines et des minéraux est en relation étroite avec celle des macronutriments comme les glucides, les protides et les lipides.

A ce jour, on n’a encore rien trouvé de mieux qu’une alimentation variée pour assurer les apports nutritionnels nécessaires au cerveau comme à tous les autres organes. Lors du vieillissement, le principal risque est celui d’une alimentation monotone et insuffisante : en-dessous de 1500 Kcal par jour, on peut redouter une carence en micronutriments, avec en particulier d’éventuelles conséquences sur le fonctionnement cérébral.

(Entretiens de Bichat 2008, volume Médecine, p. 221-224. Expansion Formation et Editions)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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