Bien manger cet hiver : quelques conseils...

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Lorsqu’il fait froid, l’époque des régimes hypocaloriques n’est surtout pas de mise (d’ailleurs, l’est-elle jamais ?). Mais, manger, même un peu plus qu’en été, cela ne signifie pas qu’il faille se gaver ! Alors comment bien remplir son cabas d'hiver ?

« Bien manger cet hiver : quelques conseils... » - Crédit photo : © Ljubisa Zivanovic | istockphoto.com Attention, l’avalanche des régimes de printemps n’attend qu’un léger signe de réchauffement. Comme chaque année, il va bientôt falloir ré-avaler des tonnes de bobards et de calembredaines destinés à nous faire perdre les quelques kilos hivernaux censés peser sur notre santé. En attendant, il est aujourd’hui parfaitement admis que notre alimentation joue un rôle important sur notre état général et notre résistance aux vilains microbes qui guettent la moindre de nos faiblesses. Alors, mangeons ! Mais quoi ?

Demandez le programme

Quand on se lève et qu’il fait encore nuit, on n’a pas toujours une faim de loup. Résultat, même si tout le monde sait aujourd’hui que c’est une bêtise, on fait l’impasse sur ce qui est sans doute le repas de la journée le plus important. « Sauter » le petit dej, c’est, à coup sûr ressentir un coup de barre en milieu de matinée avec, au choix, une belle perte d’efficacité dans ses tâches quotidiennes ou un grignotage pré-déjeunatoire peu propice au maintien de la ligne.

Ensuite, vous connaissez le programme : à chaque repas, des fruits et des légumes qu’on a tendance à moins consommer l’hiver que l’été alors que notre corps en a un besoin impérieux. On va trouver facilement notre dose quotidienne de vitamine C dans de très nombreux aliments (agrumes, persil, cresson, choux de Bruxelles...) et nos réserves en fer dans les abats, la viande rouge, les lentilles... mais aussi - chic ! - le chocolat (près d’un quart des femmes souffrent d’un déficit en fer).

Quant au magnésium, il est vital au fonctionnement de l’organisme (transmission de l’influx nerveux, fabrication des protéines, régulation du rythme cardiaque...). On le trouve naturellement dans les produits laitiers, les céréales, les légumes, les fruits et certaines eaux minérales.

A boire, à boire !

On nous en a rebattu les oreilles tout l’été, chaque fois que la température est montée au dessus des fameuses normales saisonnières. Mais bien s’hydrater, c’est essentiel, y compris au coeur de l’hiver. Froid ou pas, notre organisme « consomme » en moyenne 2,5 litres d’eau par les voies digestives, cutanées, respiratoires et rénales, alors que l’apport par les aliments représente moins d’un litre. Soustraction, conclusion : il manque 1,5 litre à récupérer par l’absorption de boissons.

Frais, en conserves, surgelés

Les chercheurs de l’INRA sont formels. Contrairement à un préjugé bien établi, la mise en conserve ou la congélation permettent de préserver un maximum de nutriments et de vitamines des fruits et légumes. Ceux-ci étant cueillis à point et immédiatement transformés, ils sont même parfois plus bénéfiques que certains fruits et légumes « frais », cueillis avant terme pour supporter le stockage avant d’être mis en vente. Il n’y a donc pas de saison pour les conserves et surgelés !

Toujours plus fort

Presque autant que les Omégas 3 et 6 qui, habilement associés, renforcent les défenses immunitaires, prébiotiques et probiotiques se partagent les faveurs des nutritionnistes et des médias. Une étude publiée dès 2005 dans Clinical Nutrition indique d’ailleurs que la prise de bactéries probiotiques pendant au moins trois mois abrège significativement (près de deux jours) la durée des épisodes de rhume et des syndromes pseudo-grippaux, réduit également la sévérité des symptômes. Elle est pas belle la vie en hiver ?

Au menu, cet hiver

Oméga 3 : Noix et huile de noix, huile de colza, poissons gras (saumon, anchois, sardine, hareng, maquereau).
Oméga 6 : Huiles de colza, de noix, de pépin de raisin...
Prébiotiques : Avoine, sarrasin, orge, pommes de terre...
Probiotiques : Produits laitiers fermentés renfermant des bactéries lactiques.
Protéines : Viandes, poissons, oeufs... (origine animale) ; céréales, légumineuses, soja, lentilles... (origine végétale).
Sélénium : Noix, huîtres, thon en conserve, abats, hareng...
Vitamine C : Kiwis, goyaves, poivrons, brocolis...
Vitamine D : Poissons, champignons...
Zinc : Huîtres, fruits de mer, foie de veau, germe de blé...

(BIENSÛR Santé Magazine n°20)

SOURCE : BIENSÛR Santé

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