Beurre : le retour du naturel

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« Provocateur de goût » : c’est l’accroche de la nouvelle campagne du Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière (CNIEL). Le beurre, aliment simple et naturel, révèle ses saveurs dans la cuisine... et sur les tartines, pour le plaisir et ses qualités nutritionnelles.

« Beurre : le retour du naturel »  - Crédit photo : www.companiamedica.com Lorsque les experts parlent aujourd’hui des lipides, ils ne diabolisent plus les acides gras saturés. Le beurre a toute sa place parmi les autres corps gras, en consommation raisonnable et équilibrée.

Nécessaires au fonctionnement de l’organisme comme au maintien de la santé, les lipides sont aujourd’hui « autorisés » à prendre une plus grande part dans notre alimentation quotidienne. Leurs repères de consommation sont réévalués à la hausse. Publiés en mars dernier par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), les nouveaux « apports nutritionnels conseillés » (ANC) précisent que les lipides doivent apporter 35 à 40 % de l’apport énergétique quotidien (contre 30 à 35 % auparavant).

En dessous de 35 %, les besoins minimaux en acides gras indispensables risquent de ne pas être assurés. Et de plus, sans aucun bénéfice : ni vis-à-vis du surpoids, ni du diabète, des maladies cardiovasculaires ou des cancers. L’excès de poids n’est pas lié spécifiquement à la quantité de graisses consommées, mais à l’excès de calories de toutes sortes. On grossit parce que l’on mange plus que ce que l’on dépense !

L’opprobre jeté sur les acides gras saturés a aussi été levé. Des études récentes mettent en question le lien entre « saturés » et maladies cardiovasculaires. La part des saturés dans l’alimentation peut aller jusqu’à 12 % de l’apport énergétique total, indique l’AFSSA (contre 8 % avant). Mieux connus aujourd’hui, certains de ces acides gras très divers sont bénéfiques pour la santé.

Ainsi de plusieurs acides gras à chaîne courte et moyenne, présents dans le beurre. Rapidement utilisés par le foie, ils sont peu stockés dans l’organisme. Ils n’augmentent pas le cholestérol (certains même le font baisser). L’acide stéarique n’influe pas sur le cholestérol. L’acide myristique participe à la régulation de l’activité des protéines. L’acide butyrique a un effet protecteur vis-à-vis des cancers du côlon et du rectum...

La campagne du CNIEL s’appuie sur ces nouvelles recommandations. Elle est soutenue financièrement par l’Union européenne et a reçu l’agrément des autorités sanitaires françaises et communautaires. Ciblée sur les 14-30 ans et sur les nouveaux parents de 30-35 ans, elle a pour objectif de changer la perception que les gens ont du beurre : on peut manger du beurre, être jeune, moderne et en bonne santé Consommé au quotidien et sans excès, à raison de 10 à 20 g par jour, le beurre est source de plaisir, d’équilibre et de vitalité.

(AFSSA, présentation et communiqué de presse du 16 mars 2010. - MEDEC 2010. Session d’actualité en nutrition : les nouvelles recommandations françaises pour les lipides. - CNIEL Conférence de presse du 5 mars 2010)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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