Avec son nouveau Nutri-pass, Intermarché simplifie l’information nutritionnelle

lu 4162 fois

Près de 6 ans après le lancement du Nutri-pass, Intermarché poursuit son engagement en faveur de la nutrition avec comme principal objectif : simplifier l’information nutritionnelle délivrée au public et réaffirmer la transparence de l’enseigne sur ses produits.

Aujourd’hui, Intermarché se positionne comme un véritable acteur responsable et va encore plus loin dans sa démarche avec l'intégration systématique des critères nutritionnels dans la formulation des recettes et plus de transparence avec le passage du Nutri-pass en face avant des produits à marque propre de l’enseigne.

Consciente du rôle important qu’elle a à jouer dans le domaine de la nutrition, l’enseigne a souhaité soutenir la recherche et plus particulièrement les travaux menés par le Professeur Déchelotte, Professeur en Nutrition à l’Université de Rouen, sur les troubles du comportement alimentaire. Un partenariat vient donc d’être signé entre Intermarché et l’Université de Rouen pour une durée de 3 ans.

La nutrition, au coeur des préoccupations des Français

Si la gastronomie française est reconnue mondialement et est inscrite depuis 2010 au « Patrimoine immatériel de l’humanité » de l’Unesco, les modes alimentaires des Français subissent, quant à eux, une évolution permanente.

Les comportements alimentaires sont influencés par de multiples facteurs. La recherche de plaisir et le pouvoir d’achat sont depuis toujours au coeur des préoccupations des Français et, ces dernières années, l’aspect nutritionnel est devenu un critère de choix de plus en plus important. En effet, si 95 % des Français considèrent que manger fait partie des plaisirs de la vie et qu’il est important de prendre le temps à chaque repas, 81 % d’entre eux sont préoccupés par l’impact de l’alimentation sur leur santé (1). Manger équilibré et varié est donc devenu essentiel pour la majorité de la population française. Améliorer la qualité de vie au quotidien en combattant tout ce qui coûte cher est le positionnement que défend depuis toujours Intermarché. Aujourd’hui, l’enseigne poursuit son engagement pour permettre à ses clients de faire des choix alimentaires avertis.

« Depuis 2006, Intermarché s’est engageé dans une démarche nutrition d’enseigne utile, différenciante et pro-active. Cette démarche transverse aux marques « Sélection des Mousquetaires » répond à 2 objectifs : simplifier la compréhension des informations nutritionnelles via un étiquetage clair et honnête et proposer les meilleurs produits à nos clients. » Gilles Briant, adhérent responsable du Marketing ITM Alimentaire.

La nutrition, enjeu de Santé publique

Les déséquilibres alimentaires

On observe des écarts entre les recommandations nutritionnelles et les consommations réelles au sein de la population française (2), avec notamment :

  • Des consommations trop élevées en lipides, en particulier les acides gras saturés, en sucres et en sel
  • Des consommations insuffisantes en fibres.

Des apports énergétiques trop élevés par rapport aux dépenses peuvent être à l’origine de surpoids voire d’obésité. Or, l’obésité est un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires, diabète, hypertension artérielle, cholestérol… Elle est aujourd’hui considérée comme une épidémie par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) qui estime que, dans le monde, 300 millions de femmes et 200 millions d’hommes sont obèses (OMS, mai 2012).

L’obésité touche de plus en plus de Français... En France, ce sont 31,9 % des adultes qui sont en surpoids, dont 14,5 % sont obèses (3). L’obésité a augmenté de 10,7% entre 2006 et 2009 et, d’après les projections, le taux de surpoids pourrait croître de 5 % et celui de l’obésité de 2 % entre 2010 et 2020 (4). Chez les enfants, la prévalence du surpoids est de 14,3 % et celle de l’obésité de 3,5 % (5). Cette population est particulièrement sensible car un enfant obèse a un très fort risque de le rester à l’âge adulte5. Les dernières études semblent toutefois converger dans le sens d’une stabilisation du phénomène chez au sein de cette population (5).

...En particulier les populations les plus défavorisées La prévalence de l’obésité est inversement proportionnelle au niveau d’instruction et de revenus du foyer (3). En France, les femmes ayant un faible niveau d’éducation ont presque 3 fois plus de risque d’être en surpoids que les femmes les plus éduquées. Les hommes les moins éduqués ayant une probabilité de surpoids 1,6 fois plus élevée que les plus éduqués (4). De plus, si l’augmentation de la prévalence de l’obésité chez les adultes touche toutes les catégories socio-professionnelles, celle-ci est plus rapide pour les catégories les moins favorisées (3).

Cette disparité se retrouve également chez les enfants : ceux qui appartiennent aux groupes socioéconomiques les plus pauvres ont une probabilité d’obésité plus de 2 fois supérieure aux enfants les plus riches (4).

Une nécessité = le « mieux manger »

Pour améliorer le statut nutritionnel des Français, les pouvoirs publics se sont mobilisés via des programmes de prévention (PNNS, Plan Obésité…). Ainsi, de nombreux messages et campagnes d’information ont vu le jour ces dernières années afin de sensibiliser la population sur les bienfaits d’une alimentation équilibrée mais, en pratique, il est parfois difficile de composer des repas sains et de faire les bons choix de produits.

De plus, il s’avère que 80 % des aliments que nous mangeons sont des produits transformés (6). Dans ce contexte, le rôle des acteurs agroalimentaires est, d’une part, de proposer des produits avec les meilleurs profils nutritionnels possibles et, d’autre part, d’aider les consommateurs à faire des choix éclairés en leur donnant une information facile à comprendre sur les qualités nutritionnelles via l’étiquetage. Malgré ce rôle primordial de l’étiquetage nutritionnel, les enquêtes menées auprès de la population montrent que si 43 % des consommateurs affirment que les informations nutritionnelles les aident à choisir un produit (7), ils sont encore nombreux à rencontrer des difficultés de compréhension (8,9,10).

Nutri-pass, le seul système d’étiquetage en France avec décodage coloriel

Face à la nécessité d’améliorer l’étiquetage nutritionnel, Intermarché s’est engagée à proposer à ses clients un système simple, clair et pédagogique : le Nutri-pass. Au vu des résultats sans appel des études, notamment auprès des consommateurs les moins experts en nutrition, nous avons fait le choix d’un double niveau de lecture : pourcentages des apports et code couleur pour un accès à l’information en un coup d’oeil.

Convaincue de l’intérêt de son système d’étiquetage, Intermarché décide en 2012 d’aller plus loin dans son engagement de transparence avec un nouveau Nutri-pass désormais plus visible, présent en face avant. Une information pédagogique sur le système est développée en face arrière pour renforcer la compréhension des informations nutritionnelles.

  • Double niveau de lecture :
    • Un code coloriel sur les nutriments à surveiller pour une lecture rapide notamment pour les consommateurs les moins impliqués
    • Une lecture directe des pourcentages d’apports, pour les consommateurs les plus experts.
  • Étiquetage à la portion : pour une information sur la consommation réelle du produit.
  • Présence en face avant des emballages depuis 2012, pour favoriser la visibilité.
  • Cadre pédagogique en face arrière et une reprise des couleurs du Nutri-pass dans le tableau de valeurs nutritionnelles pour aider à la compréhension du système.
  • Double système de références : enfant (1 600 kcal) ou adulte (2 000 kcal).
  • Déploiement transversal sur toutes les catégories de produits

Le code couleur plébiscité en France…

Les études consommateurs menées par Intermarché et d’autres organismes sur les consommateurs français montrent la préférence d’un système coloriel et sa supériorité dans la démarche d’équilibre alimentaire par rapport aux systèmes d’étiquetages monochromes.

Le Nutri-pass : le système d’étiquetage préféré par nos clients : Les études menées auprès des clients Intermarché montrent que, en comparaison 2 à 2, le Nutri-pass est systématiquement préféré aux autres systèmes d’étiquetage nutritionnel (par 63 à 70% des consommateurs selon les systèmes) (11) . Par ailleurs, 7 personnes sur 10 préfèrent le Nutri-pass coloré à sa version monochrome (12).

L’étude menée lors du passage en face avant sur l’acceptabilité du nouveau système a montré un accueil très positif du nouveau Nutri-pass jugé plus visible et plus pratique que sa version précédente en face arrière (13) : « C’est très bien, ça évite de retourner », « Rapidement lisible sans regarder partout sur la boîte ».

Le code coloriel guide le consommateur dans ses choix alimentaires : Il l’aide à comparer les qualités nutritionnelles des produits et lui permet de faire des choix alimentaires plus sains.

  • Le code couleur améliore la qualité nutritionnelle du panier alimentaire (14).
  • En comparaison 2 à 2 par rapport aux systèmes d’étiquetage concurrents, les consommateurs. estiment que le Nutri-pass les aide davantage à équilibrer leur alimentation (12).

Le code coloriel donne accès aux qualités nutritionnelles des produits en un coup d’oeil : Les études montrent que le feu tricolore est un langage universel, spontanément bien compris : « Vert c’est bon, jaune tu ralentis, orange tu fais attention. C’est clair ! » (14). De plus, le code couleur en général et le Nutri-pass en particulier sont jugés plus rapide d’utilisation que les autres systèmes d’étiquetage nutritionnel (13). Le Nutri-pass est également mieux compris (12) : en comparaison 2 à 2 par rapport à d’autres systèmes d’étiquetage, il est jugé plus facile à comprendre par 58 à 77 % des consommateurs.

Le code coloriel est particulièrement justifié chez les populations CSP- et celles qui ont le moins de connaissances en nutrition : Avec un système d’étiquetage à code coloriel, l’amélioration de la qualité nutritionnelle du panier alimentaire est particulièrement marquée chez les populations CSP- et les moins sensibilisées à la nutrition (15). Par ailleurs, le Nutri-pass est jugé rapide à comprendre tout particulièrement par les populations CSP- (68 % des consommateurs CSP- vs. 61 % de l’ensemble des consommateurs sur lesquels le système a été testé (13).

Le code couleur est une aide concrète pour les populations les plus touchées par les problèmes de déséquilibres alimentaires et d’obésité.

De même que les études menées sur les consommateurs français, les études conduites dans les autres pays du monde montrent la préférence et la plus grande efficacité du code coloriel, en particulier sur les populations CSP-, par rapport aux systèmes présentant les pourcentages d’apports sans code couleur (15,16).

Le nouveau règlement européen sur l’information du consommateur remet-il en cause le Nutri-pass ?

Fin 2011, le nouveau règlement européen sur l’information du consommateur a été publié (17). Ce règlement rend obligatoire l’étiquetage nutritionnel à partir décembre 2016. Concernant les formes de présentation complémentaires, dont fait partie le Nutri-pass, il est prévu que la Commission Européenne rende un rapport en 2017 en vue d’une harmonisation de leur présentation. D’ici-là, chaque État Membre peut proposer auprès de la Commission Européenne une ou plusieurs formes de présentation complémentaire.

L'engagement qualité nutritionnelle : plus de 650 produits améliorés depuis 2006

En tant que producteur responsable, Intermarché travaille les recettes de ses produits en intégrant dans ses cahiers des charges des objectifs nutritionnels.

Intermarché endosse pleinement sa responsabilité de producteur et mène depuis 2006 un travail de fond pour faire évoluer les recettes de ses produits pour les rendre plus adéquates aux recommandations nutritionnelles. Ce partenariat « Nutrition » entamé avec ses fabricants est fondé sur l’échange de savoir-faire entre les 33 ingénieurs qualité en charge des marques propres et les usines. Ce travail a permis d’améliorer de façon notable la qualité nutritionnelle des produits sans impact sur le goût, condition essentielle à l’acceptabilité par les consommateurs.

Une démarche de réduction progressive des nutriments à surveiller

L’enseigne a travaillé dès 2006 sur la réduction des quantités de 3 nutriments prioritaires en accord avec les recommandations de santé publique du PNNS : le sel, le sucre et les matières grasses. Ainsi, les reformulations nutritionnelles réalisés jusqu’à mi 2012 ont permis de réduire en moyenne les quantités de nutriments dans les produits de :

  • 25 % pour les matières grasses totales
  • 13 % pour le sel
  • 10 % pour le sucre

Une nouvelle approche dans le choix de la qualité des ingrédients

Une démarche d’’amélioration qualitative des matières grasses utilisées a également été engagée afin de limiter le poids des acides gras saturés dans nos produits. Ainsi, des actions de substitution de l’huile de palme par des huiles aux profils en acides gras plus équilibrés de type colza ou tournesol ont été initiées dès 2010.

  • L’huile de palme a été substituée dans plus de 100 produits. Au global, ceci a permis de réduire le pourcentage moyen d’acides gras saturés de 35 % dans les produits Intermarché.
  • Sur les chips et pommes de terre surgelées, qui ont des teneurs particulièrement élevées en acides gras saturés, ces actions ont permis de réduire la consommation d’huile de palme de 50 tonnes par an, soit près de 150 tonnes en 3 ans.
  • Sur une dizaine de références de pains de mie, ceci a permis de réduire la quantité d’acides gras saturés de 50 tonnes en un an.

Le Nutri-pass, outil de pilotage de la qualité nutritionnelle

Depuis la mise en place du Nutripass en 2006, les 33 ingénieurs qualité ont été formés à l’utiliser comme un véritable outil de management de la qualité nutritionnelle de leurs produits.

La transversalité du système et sa simplicité de lecture avec le principe de code coloriel en font un outil de lecture commune pour les équipes qualité Intermarché et les fournisseurs mais également facilement compréhensible pour des équipes moins techniques tels que les services Marketing et Achat.

Les briefs produits réalisés au démarrage de tout nouveau chantier de création ou de révision d’un produit intègrent dans la définition du cahier des charges des critères nutritionnels. Ces critères sont évalués par les ingénieurs qualité grâce à un calculateur nutritionnel fondé sur le référentiel Nutripass et sur les données nutritionnelles moyennes du marché. Cette analyse préalable permet de définir conjointement les objectifs avec les services Marketing et Achat. Ces exigences à atteindre sont communiquées au fournisseur.

Références

  1. IFOP, Observatoire de l’équilibre alimentaire, juin 2012.
  2. Étude INCA 2006-2007.
  3. Obépi-Roche 2006-2009.
  4. OECD 2012 : http://www.oecd.org/health/prevention.
  5. ENNS (2006-2007) ; INCA1-INCA 2 (1998-2006) ; InVs-DESCO (2000-2007) ; DREES (2002-2005), Val de Marne (1998-2005) ; Bordeaux (2004-2008) ; Département Hérault (2002-2007) ; EPODE (2005-2007).
  6. Serdula MK, Ivery D, Coates RJ, Freedman DS, Williamson DF, Byers T. Do obese children become obese adults? A review of the literature. Prev Med 1993; 22: 167-77.
  7. Calcul Inra à partir des données statistiques –chiffre d’affaires par filière- du ministère de l’Agriculture, 2008.
  8. Kantar Worldpanel, juin 2012.
  9. Nielsen Report : Battle of the Bulge and Nutrition labels. Healthy eating trends around the world, janvier 2012.
  10. Etude DGAL/CLCV. Rapport de la Convention A02/22 relative à l’étude de la compréhension par les consommateurs de certaines mentions figurant dans l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées et à leur perception de certaines allégations nutritionnelles, fonctionnelles et de santé. Paris, 2004.
  11. Baromètre Santé Nutrition 2008, sous la direction de Hélène Escalon, Claire Bossard et François Beck, ed. INPES, 2009.
  12. Étude quantitative Ipsos, juillet 2006 (base : 457 clients Intermarché responsables des achats alimentaires).
  13. Étude quantitative Ipsos, octobre 2007 (base : 633 responsables des achats alimentaires).
  14. Étude qualitative Interview, juin 2011 (base : 4 groupes de 7 à 8 clientes Intermarché responsables des achats alimentaires).
  15. Modification des achats en réponse à l’apposition de différents logos d’évaluation nutritionnelle sur la face avant des emballages. Laurent Muller, Bernard Ruffieux. Cahiers de Nutrition et de Diététique, 2012.
  16. Kelly B, Hughes C, Chapman K, Louie JC, Dixon H, Crawford J, King L, Daube M, Slevin T. Consumer testing of the acceptability and effectiveness of front-of-pack food labelling systems for the Australian grocery market. Health Promot Int. 2009 Jun;24(2):120-9.
  17. Roberto CA, Bragg MA, Schwartz MB, Seamans MJ, Musicus A, Novak N, Brownell KD. Facts up front versus traffic light food labels: a randomized controlled trial. Am J Prev Med. 2012 Aug;43(2):134-41.
  18. Règlement (UE) N° 1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

SOURCE : Intermarché

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s