Aspartame et édulcorants : idées reçues et contre-vérités !

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Les édulcorants, et plus particulièrement l'aspartame, sont au coeur d'un débat passionné fait d'idées reçues et de contre-vérités sans réel fondement scientifique. Les résultats inédits issus de l'enquête CCAF 2010 du CREDOC montrent de plus un niveau de consommation d'aspartame faible en France, correspondant pour les consommateurs d'aspartame à une quantité en moyenne 40 fois inférieure à la dose journalière admissible (DJA). La polémique actuelle sur l'aspartame est-elle légitime ?

L'Association Internationale pour les Edulcorants (ISA), regroupant des acteurs majeurs du marché des édulcorants, à la fois industriels et utilisateurs d'édulcorants, déplore ces doutes et tient à rappeler que le consensus scientifique sur l'aspartame est très clair et que plus de 200 études scientifiques ont prouvé depuis 30 ans l'innocuité de l'aspartame.

« Les opposants à l'aspartame jouent sur les peurs alimentaires et nient l'évidence scientifique », regrette Hugues Pitre, président du groupe ISA France.

D'après l'enquête CCAF 2010 du CREDOC, les français ne sont pas de grands consommateurs d'aspartame

D'après l'enquête sur les Comportements et Consommations Alimentaires en France (CCAF) du CREDOC menée en 2010 sur un échantillon représentatif de 2 560 personnes, moins d'un Français sur cinq (19%) consomme au moins une fois par semaine un produit alimentaire contenant de l'aspartame.

Pour les Français consommateurs d'aspartame (19%), le niveau de consommation est en moyenne de 60,3 mg par jour. Rapporté au poids corporel, cette consommation correspond à 2,4 % de la dose journalière admissible. Le niveau de consommation d'aspartame est donc en moyenne 40 fois inférieur à la DJA.

L'enquête CCAF 2010 du CREDOC révèle que les consommateurs d'aspartame sont loin d'atteindre la dose journalière admissible. La valeur moyenne oscille entre 2 % et 4,6 % de la DJA selon l'âge, les plus grands consommateurs (tercile supérieur) atteignant en moyenne 5 % de la DJA. Et l'individu le plus grand consommateur n'atteint que 35 % de la DJA !

La DJA est la quantité d'un ingrédient que l'on peut consommer tous les jours de sa vie sans aucun risque pour sa santé, mais ne correspond en aucun cas à un seuil de toxicité, c'est au contraire une dose de précaution, très large. La DJA pour l'aspartame est fixée selon la réglementation à 40 mg/j/kg dans tous les pays européens. Pour atteindre cette dose, un individu de 60 kg devrait consommer chaque jour, sa vie entière, 295 comprimés d'édulcorant intense de table ou 20 canettes de boissons sans sucres édulcorées.

L'aspartame est un édulcorant sûr pour la consommation de tous

Il existe aujourd'hui un consensus au sein des scientifiques et des autorités sanitaires sur le fait que l'aspartame ne présente aucun risque pour la santé du consommateur. Cet édulcorant Intense a été évalué favorablement en France [1], en Europe [3], aux États-Unis [3] et au niveau international [4]. Les allégations remettant en cause la sécurité de l'aspartame ont toutes été reconnues sans fondement scientifique.

L'aspartame a fait l'objet de plus de 200 études scientifiques d'envergure et des évaluations favorables émanant des autorités sanitaires les plus sévères. Aucun pays au monde n'interdit l'aspartame. En France, suite à deux nouvelles études (Soffritti et Halldorsson), PEFSA a publié en mars 2011, avec le concours de l'ANSES, un nouvel avis scientifique concluant que leurs résultats ne fournissent pas les preuves scientifiques justifiant de revoir les évaluations précédentes .

« Les édulcorants en général, et l'aspartame en particulier, ne présentent pas le moindre risque pour la santé des consommateurs, à condition de respecter la dose journalière admissible », rappelle le Pr. Marc Fantino, professeur de physiologie au CHU de Dijon. « Si l'aspartame présentait le moindre danger, il aurait été interdit. »

« L'Europe est une des zones les plus strictes et les plus conservatrices sur la sécurité des produits alimentaires », indique pour sa part Hugues Pitre, président du groupe ISA France. « Si un quelconque doute existait concernant l'aspartame, le produit ne serait tout simplement pas autorisé. Les opposants à l'aspartame jouent sur les peurs alimentaires et nient l'évidence scientifique. L'aspartame est non seulement un ingrédient sûr, mais il est aussi utile. »

Des bénéfices pour les consommateurs reconnus par les professionnels de santé

Depuis les premiers travaux menés en 1977, beaucoup d'études se sont intéressées au rôle des édulcorants intenses dans le contrôle du poids. Une méta-analyse de l'ensemble des études cliniques a montré que, dans le cadre d'un programme visant à contrôler son apport calorique, remplacer les aliments et boissons par des versions allégées (light ou diet) peut conduire à une réduction globale de la consommation calorique de l'ordre de 10 %.

Ces résultats justifient que, dans leur pratique, deux tiers des médecins généralistes recommandent les édulcorants à leurs patients : pour limiter les apports en sucres, pour réduire les apports caloriques et pour contrôler la glycémie chez les patients diabétiques (source : enquête IFOP - août 2011).

Selon Hugues Pitre, président du groupe ISA France, « Dans un contexte où la prise de poids de la population est préoccupante et où le diabète progresse, il est regrettable de jeter l'oprobe et de détourner les consommateurs de solutions pratiques et peu onéreuses leur permettant de réduire leur consommation de sucres et de contrôler leurs apports caloriques en toute confiance ».

Références

  1. par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses)
  2. par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)
  3. par l'organisation équivalente aux Etats-Unis (FDA - Food and Drug Administration)
  4. par les experts de l'Organisation de l'agriculture et de l'alimentation des Nations-Unis (FAO), par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
  • EFSA, 2011
  • Porikos KP, Booth G, Van Itallie TB (1977). Effect of covert nutritive dilution on the spontaneous food intake of obese individuals: a pilot study. Am J Clin Nutr 30, 1638-1644.
  • Blackburn & al (1997), Delà hunty & al (2006) (etc)

SOURCE : Association Internationale pour les Edulcorants

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